Var : une maison squattée depuis septembre, les habitants de la commune scandalisés

Var : une maison squattée depuis septembre, les habitants de la commune scandalisés
(illustration)

publié le mercredi 21 avril 2021 à 16h34

L'ordre d'"expulsion ne peut intervenir qu'à l'issue de la trêve hivernale qui, en raison de la crise sanitaire, a été repoussée au 31 mai 2021", a souligné la préfecture.

La propriétaire est décédée, mais la maison est occupée sans titre ni autorisation depuis fin septembre. Le squat d'une maison suscite un vif émoi aux Arcs-sur-Argens (Var), malgré un jugement d'expulsion en attente d'application, a-t-on appris mercredi 21 avril de sources concordantes.

Une manifestation a réuni samedi plusieurs centaines de personnes, avec le soutien de la maire sans étiquette Nathalie Gonzales qui assure sur la page Facebook de la commune qu'elle "veillera à l'exécution du jugement d'expulsion". 

Selon le parquet de Draguignan, une dizaine de personnes dont deux mères de famille et deux enfants occupent la villa "Sole mio" depuis la fin septembre. Les deux femmes "sont entrées par effraction dans la maison en détériorant en premier lieu le vérin du portail d'accès à la propriété, puis le carreau d'une porte vitrée afin d'accéder à l'habitation", a précisé le procureur de Draguignan Patrice Camberou à l'AFP. Il s'agit d'une ressortissante bosniaque de 46 ans et d'une autre femme qui n'a pas pu justifier de son identité au tribunal, selon l'ordonnance d'expulsion du 3 novembre consultée par l'AFP


"Cette expulsion ne peut intervenir qu'à l'issue de la trêve hivernale qui, en raison de la crise sanitaire, a été repoussée au 31 mai 2021. La loi sur le squat du 7 décembre ne s'applique pas dans ce contexte car elle n'est pas rétroactive", a précisé à l'AFP la préfecture du Var.

En France, après cette modification de la législation, le gouvernement a demandé en janvier aux préfets d'accélérer les "évacuations forcées" de logements squattés, y compris pendant la trêve hivernale, après plusieurs affaires médiatisées, notamment à Théoule-sur-Mer (Alpes-Maritimes) ou celle du restaurant Petit-Cambodge à Paris. À Théoule-sur-mer, le jeune couple qui occupait illégalement la résidence secondaire de retraités lyonnais a été condamné à huit mois de prison avec sursis par le tribunal de Grasse.

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