Vallaud-Belkacem promet plus d'instits que de classes dans toutes les écoles prioritaires

Vallaud-Belkacem promet plus d'instits que de classes dans toutes les écoles prioritaires
Najat Vallaud Belkacem, le 14 décembre 2016, à l'Assemblée nationale

Orange avec AFP, publié le mardi 10 janvier 2017 à 21h50

L'inquiétude des enseignants des réseaux d'éducation prioritaire (REP, anciennement appelées ZEP) a entraîné une réponse du ministère ce mardi 10 janvier. Lors d'une conférence de presse, Najat Vallaud-Belkacem a assuré que tous les établissements classés en "REP" disposeront d'un maître surnuméraire à la rentrée 2017, un dispositif pour lutter contre l'échec scolaire.

La loi sur l'école de 2013 prévoyait la création de 7.000 postes de "plus de maîtres que de classes" dans le cadre de la "priorité au primaire", parmi les 60.000 postes promis par François Hollande pour l'enseignement sur le quinquennat.



Rattaché à une ou plusieurs écoles, ce "maître plus" dans les zones difficiles peut co-enseigner (enseignement en tandem, l'un enseigne tandis que l'autre aide...) ou co-intervenir (enseignement en ateliers, en parallèle...) avec le maître titulaire. L'objectif affiché est de varier les pratiques pédagogiques pour prévenir les difficultés scolaires ou y remédier, sur la base d'un projet pédagogique. "On sort de l'enseignement seul face aux difficultés de l'élève", explique Marie-Danièle Campion, présidente du comité de suivi et recteur de l'académie de Clermont-Ferrand.


Un rapport de ce comité remis ce mardi présente les détails de cette montée en charge progressive: 582 postes à la rentrée 2013, 1.849 à la rentrée 2014, 2.352 à la rentrée 2015 (dont 1.733 en éducation prioritaire). A la rentrée 2016, 3.220 de ces postes étaient implantés et à la rentrée 2017, il y en aura 1.941 supplémentaires, précise le ministère, soit plus de 5.000 postes, pour 7.000 initialement prévus.

En cause, l'augmentation démographique à laquelle il a fallu "faire face", et qui a conduit le ministère à revoir ses objectifs : "La priorité était d'avoir un prof dans chaque classe", a ainsi expliqué Najat Vallaud-Belkacem.

Le rapport fournit peu d'illustrations de ce qui se passe dans les classes. Il indique par exemple qu'en Loire-Atlantique le travail est "majoritairement centré sur la maîtrise de la langue". Il conclut que le dispositif "contribue à la réduction des inégalités, à l'amélioration du climat scolaire et à la réussite de tous", ainsi qu'à "l'évolution des pratiques enseignantes" et qu'il "renforce la dimension collective de l'école".

Le texte met cependant en exergue la "difficulté à isoler, dans les progrès constatés, ce qui relève de l'effet du dispositif, de ce qui dépend de l'ensemble des actions" menées en éducation prioritaire.

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