Val-de-Marne : une fête illégale réunissant 300 personnes dégénère

Val-de-Marne : une fête illégale réunissant 300 personnes dégénère
©Panoramic

, publié le dimanche 15 novembre 2020 à 11h00

À Joinville-le-Pont, dans le Val-de-Marne, les forces de l'ordre ont dû intervenir dans la nuit de vendredi 13 à samedi 14 novembre pour stopper une fête illégale réunissant 300 individus, rapportent France Bleu et Le Parisien. La préfecture du Val-de-Marne a annoncé qu'un des participants avait été testé positif au Covid-19 et a invité tous ceux présents à aller se faire dépister.

Ils étaient un peu plus de 300 à faire la fête à Joinville-le-Pont, dans le Val-de-Marne, dans la nuit du vendredi 13 novembre.

Face à ce tapage nocturne, les voisins ont rapidement alerté les forces de l'ordre. Comme le rapporte France Bleu et Le Parisien, les policiers se sont retrouvés face à un pavillon littéralement transformé en boîte de nuit. En dépit du confinement qui impose une interdiction de sortir de chez soi, de nombreuses invitations avaient été partagées et diffusées sur les réseaux sociaux, indique la radio. Toutefois, la fête a dégénéré et des jets de projectiles ainsi que des bousculades ont été observés à l'arrivée des forces de l'ordre.


Les enquêteurs ont avancé dans leur investigation. Selon les informations du Parisien dimanche 15 novembre, quatre personnes sont en garde à vue. Parmi elles, David L., présenté comme le propriétaire présumé de la demeure où a eu lieu la fête, va devoir répondre de ses actes. "Là, il la joue profil bas et il a intérêt parce que cette histoire énerve tout le monde", confie une source proche du dossier. 

Deux autres fêtards ont été interpellés. Ils ont été repérés sur les lieux de la soirée : venus récupérer des objets oubliés le soir même, ils se sont retrouvés face à des policiers en train d'inspecter la maison. Enfin, le vigile de la soirée serait lui aussi en garde à vue. Cependant, dans son cas, Le Parisien annonce qu'il ne risque pas grand chose. "Dès l'intervention de la police il a fait preuve de bonne volonté. Et il ne faisait que travailler", indique la même source. 

Un participant positif au Covid-19

Toujours selon France Bleu, le syndicat Unité SGP Police 94 a déclaré que les policiers ont été « contraints de faire usage de moyens intermédiaires de défense afin de s'extraire des lieux et ainsi éviter d'être lynchés ». Auprès du Parisien, une source policière confie que certains des convives qui ont tenté de fuir la police par le toit du loft "étaient ivres, ils risquaient de tomber". Une enquête a été ouverte pour tenter de mettre la main sur les organisateurs de cette fête illégale, mais, pour l'heure, aucune arrestation n'a eu lieu, a indiqué le secrétaire départemental de 94 Alliance Police nationale auprès de BFM TV, samedi 14 novembre. Une plainte a été déposée par les forces de l'ordre pour "violences", est-il indiqué sur le compte Twitter de la préfecture de police. Le Parisien précise qu'un convive a été blessé lors des heurts entre convives et forces de l'ordre : retrouvé dans une rue voisine du pavillon, il a été transporté à l'hôpital pour une blessure à l'oeil.

En outre, dans l'après-midi du samedi 14 novembre, la préfecture de police du Val-de-Marne a annoncé qu'un des participants était positif au Covid-19, et a invité tous ceux qui étaient présents à se faire dépister. "Les autorités appellent à la responsabilité de l'ensemble des participants à cette soirée et les invitent à se faire dépister dans les meilleurs délais et à s'isoler au moins jusqu'à réception des résultats de leur test, s'il est négatif, afin d'éviter toute propagation du virus". Le communiqué précise également que la Sûreté Départementale du Val-de-Marne diligente une enquête pour "identifier les organisateurs de cette soirée clandestine ainsi que le propriétaire des lieux".


Des jeunes qui veulent faire la fête

Ce type de situation n'est pas rare depuis le début du second confinement. Dans la nuit du samedi 7 au dimanche 8 novembre, une fête illégale, cette fois à l'occasion d'un anniversaire, avait aussi été organisée à Barberaz, près de Chambéry (Savoie). Vers 3h20 du matin, à la suite d'un appel du voisinage, neuf policiers s'étaient trouvés confrontés à 30 jeunes venus de Grenoble (Isère) et ses environs. La maison avait été louée sur Airbnb, précise France Bleu. Les organisateurs avaient, de leur côté, écopé de 135 euros d'amende. Un scénario qui s'est reproduit jeudi 12 novembre dans le Doubs, où 17 jeunes ont dû payer, au total, 2295 euros d'amende pour avoir participé à un événement similaire.

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