Val-d'Oise : violences urbaines dans une cité d'Argenteuil, des policiers visés par des tirs de mortiers d'artifice

Val-d'Oise : violences urbaines dans une cité d'Argenteuil, des policiers visés par des tirs de mortiers d'artifice
Une rue d'Argenteuil.

publié le mardi 18 mai 2021 à 11h45

Le calme est revenu dans la nuit, aucun blessé n'est à déplorer. 

Tensions à Argenteuil. Des violences urbaines ont éclaté dans la nuit de lundi 17 à mardi 18 mai au Val d'Argent, un vaste quartier populaire de cette ville du Val-d'Oise, située au nord-ouest de Paris.

Des vidéos postées sur les réseaux sociaux montrent des véhicules en proie aux flammes, dont certains retournés sur le toit. Les pompiers sont intervenus pour éteindre ces feux, sous la protection de policiers. De nombreux tirs de mortiers d'artifice ont visé les forces de l'ordre déployées sur place, sans toutefois faire de blessé. Le calme est revenu aux alentours de 2 heures du matin. 



Sur Twitter, la députée d'Argenteuil Fiona Laazar a condamné ces violences et lancé un appel au calme. "De nouveau des policiers pris pour cible à coups de mortier d'artifice, des véhicules d'habitants du quartier incendiés, du boucan qui terrorise le voisinage et résonne dans toute la ville. Plein soutien aux policiers, appel au calme", écrit-elle.


Le Val d'Argent est régulièrement le théâtre de violences urbaines. C'est dans cette cité que résidait Sabri, un jeune homme de 18 ans, décédé dans un accident de moto survenu à proximité d'une voiture de police dans un quartier voisins. Si le drame s'est produit le 17 mai 2020, il y a un an jour pour jour, aucun lien n'a été établi à ce stade entre cet "anniversaire" et les violences.

L'enquête sur la mort de Sabri a été classée sans suite le 11 mai dernier, les investigations confirmant "l'absence d'intervention d'un tiers dans l'accident", a précisé le parquet de Pontoise. "L'expertise en accidentologie concluait également à une perte de contrôle de la moto alors qu'elle roulait sur le trottoir et percutait le rétroviseur d'une camionnette", a ajouté le parquet. Les proches du jeune homme restent convaincus que la Bac (brigade anti-criminalité) porte une responsabilité dans l'accident et ont demandé l'ouverture d'une information judiciaire. Une marche blanche en sa mémoire est par ailleurs prévue samedi.
 

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