Vaccins contre le Covid-19 : face à la grogne, le gouvernement veut "veiller à ce qu'il n'y ait pas de médecins en panne de doses"

Vaccins contre le Covid-19 : face à la grogne, le gouvernement veut "veiller à ce qu'il n'y ait pas de médecins en panne de doses"
Le ministre de la Santé Olivier Véran et le Premier ministre Jean Castex, le 10 mars 2021.

publié le mercredi 10 mars 2021 à 21h20

A l'issue d'une réunion avec le Premier ministre et le ministre de la Santé, le président de la Fédération des médecins de France a indiqué n'être "pas convaincu" par l'argumentaire du gouvernement. 

Face à la grogne des médecins libéraux qui déplorent le "décalage" entre les chiffres du gouvernement et ce qu'ils constatent sur le terrain en matière de disponibilité des vaccins contre le Covid-19, l'exécutif a pris plusieurs engagements mercredi 10 mars, à l'issue d'une réunion en visio-conférence réunissant le Premier ministre Jean Castex, le ministre de la Santé Olivier Véran et six syndicats de médecins. 



"C'est un impératif collectif de repartir sur des bases saines, clarifiées et apaisées", a plaidé, selon son entourage, le Premier ministre. Dans cette optique, le ministre de la Santé devrait envoyer jeudi un courrier aux médecins, en s'engageant notamment à "donner de la visibilité sur les livraisons" des doses de vaccins, à "permettre aux médecins qui ont écoulé toutes leurs doses de pouvoir recommander" ou encore à "veiller à ce qu'il n'y ait pas de médecins en panne de doses alors qu'il y a des créneaux disponibles", selon une source gouvernementale. 

La pomme de discorde concerne la disponibilité des doses de vaccin AstraZeneca : les médecins attestent de problèmes d'approvisionnement, quand le gouvernement affirme qu'il y a abondance. Ainsi, Olivier Véran a relevé qu'à date 470.000 doses de vaccins avaient été commandées par les médecins sans être utilisées. Le Premier ministre a rappelé de son côté que "1,1 million de doses" supplémentaires "seraient disponibles à la fin de la semaine" pour les médecins, selon son entourage.

Mais "il y a un décalage énorme entre les chiffres qu'on nous donne et ce que nous vivons sur le terrain", a rétorqué auprès de l'AFP Jean-Paul Ortiz, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), le principal syndicat de médecins libéraux. "Le gouvernement nous dit qu'il y a des vaccins en stock, mais les médecins ne les voient pas dans les pharmacies", a ajouté Philippe Vermesch, président du Syndicat des médecins libéraux (SML). "Il faut faciliter l'accès aux doses, pour qu'on puisse retirer un ou deux flacons de plus, même si on ne les a pas commandés", a-t-il encore plaidé auprès de l'AFP à l'issue de la réunion. Le président de la Fédération des médecins de France (FMF) Jean-Paul Hamon a affirmé de son côté n'être "pas convaincu" par l'argumentaire du gouvernement.
 

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