Vaccins anti-Covid : Olivier Véran plaide la "souplesse" plutôt que la poubelle

Vaccins anti-Covid : Olivier Véran plaide la "souplesse" plutôt que la poubelle
Olivier Véran, en février 2021, à Paris

, publié le vendredi 05 mars 2021 à 12h28

Le ministre de la Santé a salué la mobilisation de la médecine de ville dans la campagne de vaccination, alors que le gouvernement vise les 20 millions de vaccinés d'ici fin avril.

Que faire des "restes" de vaccin? Lors de son point-presse commun avec Jean Castex, Olivier Véran a appelé à faire preuve de "souplesse" quand il reste des doses de vaccin contre le Covid-19 dans un flacon ouvert.


Le ministre incite à les injecter à des personnes qui ne sont pas prioritaires plutôt que les jeter. "Il y a de la souplesse de ce point de vue-là", a déclaré le ministre de la Santé, jeudi 4 mars.

"Règle d'or"

"Vous pouvez faire confiance aux gens, qu'ils soient médecins, pharmaciens, infirmiers: quand il reste une dose dans les flacons, ils trouvent qui vacciner, de préférence évidemment des personnes qui sont dans la cible, mais la règle d'or c'est de ne jamais jeter du vaccin quand on peut vacciner quelqu'un", a-t-il précisé. Depuis le 25 février, les médecins libéraux peuvent vacciner dans leurs cabinets leurs patients âgés de 50 à 64 ans, qui présentent des affections de longue durée, diabète, bronchites chroniques ou insuffisances respiratoires, ou un excès de poids avec un IMC (indice de masse corporelle) supérieur à 30. 


Ils doivent se manifester auprès d'un pharmacien afin de recevoir des doses du vaccin AstraZeneca. Selon le ministère de la Santé, il y a 33.000 volontaires pour la semaine du 8 mars, pour laquelle 765.000 doses ont été commandées. En outre, la vaccination sera autorisée dans les pharmacies "à compter de la semaine du 15 mars" pour "les personnes ayant plus de 50 ans et présentant une comorbidité", a annoncé Jean Castex jeudi.

Les patients concernés n'auront "pas besoin d'une prescription médicale" et pourront se rendre "directement en officine" pour y recevoir le vaccin AstraZeneca, a indiqué le Premier ministre, selon qui les personnes de 50 à 74 ans qui n'ont "pas de pathologie particulière" pourront se faire vacciner "à compter de mi-avril".
 

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