Vaccination : le président de la région Grand Est dénonce un "scandale d'Etat"

Vaccination : le président de la région Grand Est dénonce un "scandale d'Etat"
La situation est particulièrement alarmante dans la région Grand Est

publié le lundi 04 janvier 2021 à 10h45

Quelques centaines de vaccins administrés en une semaine. Jean Rottner s'indigne de la lenteur de la campagne de vaccination et dénonce "un scandale d'Etat". 

"Je considère qu'aujourd'hui on est face à un scandale d'Etat", a déclaré Jean Rottner, membre du parti Les Républicains, interrogé lundi 4 janvier sur France 2 à propos de la stratégie du gouvernement en matière de vaccination.


 
"On poursuit une politique qui a fait la preuve de son échec par le passé: les masques, les tests, aujourd'hui la vaccination", a-t-il ajouté, montrant du doigt "une forme d'impréparation, d'irresponsabilité".

Face aux doutes de certains Français sur la vaccination, "ils ont un gouvernement qui fait l'éloge de la lenteur à certains moments et depuis hier, hyper-accélère", a déclaré le président de la région Grand Est, médecin de formation et qui s'est fait particulièrement entendre depuis le début de la pandémie.


 
"Se faire vacciner devient plus compliqué que d'acheter une voiture" 

"On se moque de nous. Aujourd'hui se faire vacciner, cela devient plus compliqué que d'acheter une voiture", a-t-il critiqué, ajoutant que son objectif était d'avoir "des morts en moins et des gens qui souffrent en moins". 

"Il faut que les choses s'accélèrent, être extrêmement transparents vis-à-vis des Français", a réclamé Jean Rottner, demandant "officiellement" que les collectivités locales puissent, "une fois les stocks européens écoulés, être à l'origine de commandes de vaccins" et que soit permis "à tous les professionnels de santé de vacciner". "Les Français ont besoin de clarté, de messages sûrs, d'un gouvernement qui sait où il va et il ne donne pas cette impression là", a encore déclaré le président de la région Grand Est.

Pour faire face à des chiffres épidémiologiques inquiétants dans l'Est du pays notamment, le couvre-feu a été renforcé depuis samedi dans 15 départements. Environ six millions de Français ne peuvent plus sortir de chez eux après 18 heures dans la partie Est du pays, sauf dérogations. 

Une campagne de vaccination lente  

Le gouvernement français a été vivement critiqué pour une trop grande lenteur dans la campagne de vaccination, notamment par rapport à l'Allemagne voisine. Au 1er janvier, seules 516 personnes avaient été vaccinées selon le ministère de la Santé dans le pays où le coronavirus a déjà fait plus de 65 000 morts.  

"On ne peut pas envisager de rester sur ce rythme. Les calculs laissent envisager qu'il faudrait 3 000 ans pour être vaccinés", avait regretté professeur Bruno Megarbane, chef du service de réanimation médicale et toxicologique de l'hôpital Lariboisière à Paris, sur BFMTV.

Lors de ses traditionnels vœux de fin d'année aux Français,  Emmanuel Macron avait promis qu'il ne laisserait pas une "lenteur injustifiée s'installer". 

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