Vaccination : la dose de rappel pour tous les adultes se dessine en France

Vaccination : la dose de rappel pour tous les adultes se dessine en France
Emmanuel Macron a déjà annoncé que la dose de rappel serait proposée aux 50-64 ans à partir du 1er décembre.

publié le lundi 22 novembre 2021 à 16h29

Pour l'instant, la dose de rappel est réservée aux plus de 65 ans et les personnes à risques de formes graves de la maladie, ainsi que les soignants.

Alors que l'Europe et la France sont confrontées à une nouvelle flambée épidémique, le Conseil scientifique a indiqué lundi 22 novembre s'intéresser à l'idée d'une dose de rappel pour l'ensemble de la population adulte. Vendredi, le Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale (COSV), avait adopté une position similaire.

"Les données de la modélisation de l'épidémie incitent à envisager" l'injection d'une dose de rappel à "l'ensemble de la population adulte 6 mois après" la vaccination, "afin de freiner l'épidémie et réduire le nombre de formes graves", écrit cette instance consultative créée par le gouvernement à l'occasion de la pandémie.

"Pour restaurer l'efficacité vaccinale à des niveaux permettant le contrôle de l'épidémie, la généralisation de la dose de rappel à l'ensemble de la population adulte pourrait être une approche efficace", poursuit le COSV, présidé par l'immunologue Alain Fischer.

Dans son avis, le Conseil scientifique plaide, lui, pour que la dose de rappel devienne nécessaire pour prolonger le pass sanitaire des 50-64 ans, "selon les mêmes modalités" que pour les plus de 65 ans, "mais avec une temporalité adaptée".

Pour l'instant, la dose de rappel est réservée aux plus de 65 ans et les personnes à risques de formes graves de la maladie (ainsi que les soignants). À partir du 15 décembre, les personnes âgées de plus de 65 ans devront avoir reçu cette troisième dose pour voir la validité de leur pass sanitaire prolongée.


Le 9 novembre, le président de la République Emmanuel Macron a annoncé que la dose de rappel serait proposée aux 50-64 ans à partir du 1er décembre, sans même attendre l'avis de la Haute autorité de santé (HAS), chargée de guider l'exécutif sur ces questions. Et vendredi, la HAS a recommandé d'injecter cette dose de rappel à partir de 40 ans. "L'élargissement du rappel aux moins de 50 ans sera étudié prochainement", a indiqué dans la foulée le ministre de la Santé, Olivier Véran, sur Twitter.

L'accélération actuelle de l'épidémie, conjuguée à la baisse d'efficacité des vaccins avec le temps, est susceptible d'entraîner "une augmentation significative du nombre d'admissions journalières à l'hôpital et en soins critiques", souligne le Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale.

"Même si le risque de formes graves reste très supérieur pour les personnes non-vaccinées (...), le nombre absolu de personnes vaccinées hospitalisées en soins conventionnels ou en soins critiques est loin d'être négligeable", poursuit-il pour justifier le principe d'un rappel. "Je ne serais pas étonné qu'on aille progressivement vers des rappels vaccinaux pour tous les adultes qui ont été vaccinés, c'est le sens de l'histoire", avait estimé Emmanuel Macron vendredi en marge d'un déplacement dans le Nord.

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