Vaccination Covid : entre centres fermés et "opérations spéciales", quel plan pour l'été?

Vaccination Covid : entre centres fermés et "opérations spéciales", quel plan pour l'été?
(illustration)

publié le mardi 22 juin 2021 à 09h50

Pendant la période estivale, les autorités de santé vont réduire par endroit la voilure en termes de centres ouverts, pour se concentrer sur des opérations visant des "espaces très fréquentés" et des "populations particulières".

Près d'un quart des centres de vaccination d'Île-de-France fermeront en juillet et août, a-t-on appris mardi auprès de l'agence régionale de santé (ARS), qui assure néanmoins que tous les centres de Seine-Saint-Denis "devraient rester ouverts" et prévoit de multiplier les "opérations spéciales". A l'approche des grands départs en vacances, toutes les ARS ont reçu pour consigne de préparer leur "plan de continuité d'activité" en matière de dépistage et de vaccination contre le Covid-19.

Un exercice réalisé avec les maires et les préfets, pour à la fois anticiper la demande estivale et garantir une offre suffisante, en tenant compte des congés des soignants et de la volonté de certains élus de récupérer les locaux mis à disposition. Résultat des courses: en Île-de-France, entre le 5 juillet et le 29 août, "l'offre vaccinale devrait être maintenue à hauteur de 82% des capacités d'injections et de 77% du nombre de centres".

"Aller-vers"

L'ajustement ne sera pas le même dans tous les départements franciliens. Ainsi, "en Seine-Saint-Denis 100% des centres devraient rester ouverts pendant l'été", la proportion allant décroissant dans le Val-de-Marne et le Val-d'Oise (85%), en Seine-et-Marne (74%), dans l'Essonne (73%), à Paris (70%), dans les Hauts-de-Seine (62%) et enfin dans les Yvelines (42%).

En parallèle, la démarche "d'aller-vers" va se poursuivre avec des "opérations spéciales" ciblant des "espaces très fréquentés" comme la Canopée des Halles au coeur de la capitale, mais aussi des "populations particulières" (étudiants, femmes enceintes, chauffeurs-livreurs), ou encore des "publics précaires" (travailleurs migrants, bidonvilles). Même chose côté dépistage, avec des "actions spécifiques" prévues "sur des aires d'autoroute" et l'utilisation de 315.000 autotests dans des "secteurs à risque" comme les hôtels, campings ou bases de loisirs.
 

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