Vaccination : "Convaincre chez nous les hésitants est le prochain défi de votre gouvernement", appelle le sénateur Claude Malhuret

Vaccination : "Convaincre chez nous les hésitants est le prochain défi de votre gouvernement", appelle le sénateur Claude Malhuret©Panoramic

publié le mercredi 19 mai 2021 à 10h45

Alors que le pass sanitaire vient d'être adopté par le Sénat, certains Français continuent de refuser la vaccination contre le Covid-19. De quoi faire monter au créneau le sénateur de l'Allier, Claude Malhuret, qui appelle le gouvernement à un nouveau défi.

Feu vert pour le pass sanitaire. Si le projet du gouvernement a été adopté par le Sénat dans la nuit de mardi 18 mai à mercredi 19 mai, il a quelque peu été modifié dans son ensemble. Adopté 221 voix pour et 102 voix contre, le texte prévoit la prolongation de l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 30 juin et un régime "intermédiaire" jusqu'au 15 septembre. Mais les débats dans l'hémicycle ont surtout été marqués par un nouveau plaidoyer du sénateur de l'Allier Claude Malhuret.


Connu pour ses discours piquants, le Président du groupe Les Indépendants a décidé de monter au créneau pour contrer « les offusqués professionnels » sur le pass sanitaire, avant de rappeler qu'il est tout sauf "un pass vaccinal". Dans son viseur, Nicolas Dupont-Aignant et Jean-Luc Mélenchon, dont il moque les campagnes pour la présidentielle de 2022. Le leader de Debout la France a notamment été nargué pour la vidéo tournée, il y un an, où il portait son masque... à l'envers.


Un vaccin facultatif

"Non seulement le pass n'est pas une atteinte aux libertés, mais c'est le moyen de retrouver le plus rapidement possible les libertés réduites depuis quelques mois, et notamment celles d'aller et venir en France, et dans toute l'Europe", a ajouté Claude Malhuret à son pupitre. Que répondre donc à ceux qui le refusent ? Non seulement que "le QR code sera à la seule disposition de l'utilisateur", mais aussi que la France incite déjà un certain nombre de vaccins. "En France, il y a onze vaccinations obligatoires qui ont permis d'éradiquer des maladies souvent mortelles et personne ne s'en plaint. Quant à lui, le vaccin contre le Covid reste facultatif", a rappelé le politicien "à ceux qui poussent des cris d'orfraie". Quid des craintes sur les données personnelles de santé ? Pour le sénateur de l'Allier, le phénomène n'est pas tellement nouveau. "Il y a 24 maladies à déclaration obligatoire en France, ce qui n'a jamais gêné personne et que personne ne le propose pour le Covid", précise ce dernier.

Au Palais du Luxembourg, face au ministre de la Santé Olivier Véran, Claude Malhuret a ainsi invité le gouvernement à un nouveau défi : "Convaincre les 30 % qui hésitent encore" sur la question du vaccin contre le coronavirus. "Accélérez sa mise en place et travaillez avec tous nos partenaires européens, parce que l'urgence est de retrouver nos habitudes, nos modes de vie et notre croissance... qui sont nos vraies libertés", a recommandé le centriste. Attentif à son discours, Olivier Véran relèvera-t-il l'objectif lancé par le sénateur afin de ne pas reproduire le phénomène des États-Unis ? En effet, selon Claude Malhuret, le pays outre-Atlantique a dû voir le rythme de sa campagne vaccinale ralentir "faute de candidat".

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