Vaccination contre le Covid-19 : les créneaux ouverts pour les professionnels prioritaires n'ont pas fait le plein

Vaccination contre le Covid-19 : les créneaux ouverts pour les professionnels prioritaires n'ont pas fait le plein
Un centre de vaccination fermée à Nice le 18 avril 2021.

publié le lundi 19 avril 2021 à 08h54

Samedi, à Nice, un centre de vaccination a fermé dès samedi après-midi alors qu'il devait rester ouvert tout le week-end.  

Dans plusieurs centres de vaccination, le constat est le même : les créneaux réservés pour les personnels prioritaires n'ont pas fait recette ce week-end en France.

Ainsi dimanche 18 avril, au deuxième jour de l'ouverture de créneaux dédiés à la vaccination pour les enseignants et les forces de l'ordre de plus de 55 ans, l'affluence était faible dans une caserne parisienne, a constaté l'AFP. "Il y a plus de gens pour vous accueillir que de patients, c'est-à-dire qu'il y a très peu de monde, je suis même étonnée qu'il y en ait aussi peu", commente Nathalie Lachasse, enseignante de lettres dans un lycée parisien, après avoir reçu sa première dose d'AstraZeneca dans la caserne de pompiers Masséna, au sud de Paris. 




Depuis samedi, des "créneaux dédiés" aux professionnels particulièrement exposés au Covid-19 de plus de 55 ans (enseignants, agents spécialisés des écoles, professionnels de la petite enfance, policiers et gendarmes) sont ouverts dans plusieurs centres de vaccination comme l'avait annoncé le Premier ministre Jean Castex jeudi 15 avril. Devant l'entrée de cette caserne parisienne, plusieurs sapeurs-pompiers étaient postés dimanche midi pour accueillir les candidats. Mais en cette période de vacances, il n'y avait aucune file d'attente. "Je pensais qu'il y aurait une grosse affluence et non, pas du tout, c'est très calme", témoigne également Hervé, policier détaché dans un ministère qui souhaite rester anonyme, se disant "surpris". Faible affluence à cause du vaccin AstraZeneca ? Dans ce centre, les injections se font uniquement avec AstraZeneca, suspecté de provoquer un type rare de caillots sanguins et qui suscite la méfiance d'une partie de la population.

Le vaccin AstraZeneca en cause ? 

A Amiens, un centre mobile de vaccination installé au collège Jean-Marc Laurent n'a lui non plus pas fait le plein. Samedi, 119 personnes y ont été vaccinées alors qu'il aurait été possible d'en vacciner 300, et seulement 60 faisaient partie de la cible des professions prioritaires, selon le président du conseil départemental de la Somme, Stéphane Haussoulier. La vaccination se faisait aussi avec l'AstraZeneca. "Faites la même chose avec Pfizer ou Moderna et vous aurez la queue dehors !", estime l'élu. 

A Nice (Alpes-Maritime), le centre de vaccination départemental qui devait rester ouvert tout le week-end pour vacciner les personnels de plus de 55 ans les plus exposés, a fermé dès samedi en milieu de journée, faute de candidats à la vaccination proposée avec le vaccin AstraZeneca. "Nous avons eu seulement 58 personnes qui se sont présentées ce matin pour 4.000 doses de vaccin disponibles", a indiqué Benoit Huber, directeur de cabinet du préfet des Alpes-Maritimes. "Cette opération était vouée à l'échec. Le public avait le choix entre un grand centre département éloigné, avec un vaccin dont personne ne veut, ou continuer à aller ds certains centres communaux très performants tel celui de Cannes qui vaccine au Pfizer et Moderna", a regretté sur Twitter Anthony Frémondière, directeur adjoint du cabinet du maire de Cannes. 


La préfecture précise toutefois que cette opération est appelée à se poursuivre dans les deux semaines qui viennent pour les éventuels candidats qui se présenteraient.



En Charente et Charente-Maritime, France Bleu évoque "un flop". "À Saintes, 200 doses ont été réservées pour eux samedi et seulement une vingtaine de personnes prioritaires se sont déplacées. 150 doses étaient prévues pour les publics prioritaires à Cognac (...). Seulement un tiers a été administré à des patients et seulement 30 de ces patients étaient des personnes qui travaillent dans le milieu scolaire ou de la petite enfance", précise la radio locale.  

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