Vaccination contre le Covid-19 : Emmanuel Macron accuse le Royaume-Uni de bloquer des doses

Vaccination contre le Covid-19 : Emmanuel Macron accuse le Royaume-Uni de bloquer des doses
Boris Johnson et Emmanuel Macron à Londres, le 18 juin 2020.

publié le vendredi 07 mai 2021 à 16h50

En plein coup de froid sur les relations entre Paris et Londres, Emmanuel Macron a accusé le Royaume-Uni de bloquer les exportations d'ingrédients et de doses de vaccin contre le coronavirus.

Si elle n'a jamais été très chaude, la Manche semble se geler entre Paris et Londres, depuis plusieurs semaines. Le président français Emmanuel Macron a tancé le comportement des "Anglo-saxons", vendredi 7 mai en matière d'exportation de vaccins et d'ingrédient utiles à leur production.


"Pour que le vaccin circule", il ne faut "pas bloquer les ingrédients et les vaccins eux-mêmes", a-t-il déclaré à son arrivée à un sommet européen à Porto.

Or, "aujourd'hui, les Anglo-saxons bloquent beaucoup de ces ingrédients et des vaccins. Aujourd'hui, 100% des vaccins produits aux Etats-Unis d'Amérique vont au marché américain", a-t-il affirmé.

Il a souligné que sur 110 millions de doses produites en Europe, l'UE en avait exporté 45 millions et gardé 65 millions. "Nous sommes les plus généreux au monde aujourd'hui dans le camp des pays développés", a-t-il remarqué. Le président français a répété être "ouvert" à l'idée de lever la propriété intellectuelle sur les vaccins anti-Covid, soutenue par le président américain Joe Biden.

"Nous, les Européens, nous battons pour que le vaccin soit un bien public mondial depuis maintenant un an, et je suis heureux qu'on nous suive", a-t-il lancé.

Ces derniers mois, Emmanuel Macron avait estimé à plusieurs reprises que le "bon débat", "le débat utile", ne devait pas d'abord porter sur la propriété intellectuelle mais sur "le transfert de technologie et la mobilisation des capacités de production". Il avait indiqué ne pas avoir "d'opposition, seulement des doutes sur l'efficacité d'une éventuelle libération des brevets".

Il a précisé que le débat sur les brevets ne devait "pas tuer la rémunération de l'innovation" et qu'il travaillait "totalement main dans la main avec la chancelière" allemande Angela Merkel et la Commission européenne sur ce sujet.
 

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