Vaccination anti-Covid : l'armée à la rescousse

Vaccination anti-Covid : l'armée à la rescousse
(Photo d'illustration)

publié le lundi 22 mars 2021 à 13h48

Le "Monsieur vaccin" du gouvernement Alain Fischer et le ministre de la Santé Olivier Véran ont tout deux annoncé lundi 22 mars que l'armée allait être mobilisée pour aider à déployer de grands centres de vaccination contre le Covid-19.


Alors que la France subit une troisième vague de Covid-19, l'exécutif a réaffirme son objectif de 10 millions de premières injections de vaccins d'ici la mi-avril, 20 millions mi-mai et 30 millions en juin, soit les deux tiers des plus de 18 ans. Et pour accélérer la campagne de vaccination, le gouvernement compte désormais sur le soutien de l'armée. 

Le président du conseil d'orientation sur la stratégie vaccinale Alain Fischer a expliqué lundi matin 22 mars sur BFMTV que l'armée  allait être impliquée dans la mise en œuvre de vaccinodromes que les autorités prévoient d'ouvrir dans plusieurs départements. "Plus il y a de corps professionnels et de compétences qui peuvent s'ajouter et vacciner, mieux c'est", a-t-il ajouté.

Au moins 35 vaccinodromes

"Le service de santé des armées va travailler à développer un certain nombre de grands centres de vaccination - on peut les appeler 'vaccinodromes' ou 'mégacentres', quel que soit le nom", a confirmé quelques heures plus tard le ministre de la Santé Olivier Véran lors d'un déplacement à Epinay-sous-Sénart (Essonne) en compagnie de sa collègue déléguée chargée des Sports, Roxana Maracineanu.

"Il y a au moins 35 centres qui vont être déployés à la fois par l'armée et les pompiers sur le territoire national. Et nous en déployons avec l'Etat, l'Assurance maladie, un certain nombre d'autres aussi", a ajouté le ministre de la Santé. Après le Vélodrome de Marseille, le Stade de France, en Seine-Saint-Denis, va notamment se transformer un grand centre de vaccination. L'objectif est de pouvoir vacciner 10.000 personnes par jour pour "casser les chaînes de contamination notamment chez les actifs qui sont les premiers de cordée", a expliqué à BFMTV Stéphane Troussel, président du département de Seine-Saint-Denis. 

Il s'agit pour les autorités de "pouvoir être capables d'utiliser tous les vaccins qui nous sont livrés à partir du mois d'avril pour vacciner massivement les Français", a précisé le ministre, qui a par ailleurs réaffirmé l'objectif de "10 millions de primovaccinés à la mi-avril, et puis ensuite ça va augmenter, parce que les apports de vaccin vont augmenter", a-t-il assuré.
 

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