Vaccination anti-Covid-19 : ouverture de la campagne de rappel aux soignants

Vaccination anti-Covid-19 : ouverture de la campagne de rappel aux soignants
(Photo d'illustration)

publié le jeudi 07 octobre 2021 à 13h54

Le gouvernement a suivi l'avis de la Haute autorité de santé et autorise "dès aujourd'hui" les soignants à recevoir une dose de rappel de vaccin anti-Covid.

Dans son avis rendu mercredi 6 octobre, la Haute autorité de santé (HAS) recommande une dose de rappel de vaccin pour tous les soignants. Un avis suivi par le gouvernement, qui élargi dès à présent la campagne de rappel vaccinal à cette population. "Nous mettons en œuvre l'avis de la HAS : l'ensemble des soignants  seront concernés par la dose de rappel, comme les proches des personnes immunodéprimées. J'appelle toutes les personnes éligibles à faire rapidement leur dose de rappel.

Ne baissons pas la garde", a tweeté jeudi midi le ministre de la Santé Olivier Véran.



Un message suivi dans la foulée par une annonce du porte-parole du gouvernement. "Dès aujourd'hui, les soignants qui sont complètement vaccinés peuvent avoir un rappel. Ils peuvent prendre rendez-vous", a indiqué Gabriel Attal à l'issue du Conseil des ministres. =1em"C'est près de trois million=1ems de soignants qui sont concernés par cette ouverture de la campagne de rappel vaccinal", a-t-il poursuivi.


Comme d'autres pays, la France a lancé depuis plusieurs semaines une campagne de rappel, face à la perte d'efficacité des vaccins injectés en début d'année. Même s'ils protègent toujours bien contre les formes graves de la maladie, ils évitent de moins en moins les contaminations.C'est probablement une conséquence de l'émergence du variant Delta, bien plus contagieux que ses prédécesseurs.

Bientôt une troisième dose pour tout le monde ?

Jusqu'à maintenant, la campagne de rappel ne concernait que les plus de 65 ans et les personnes à risque, comme les obèses et les diabétiques, à condition d'avoir été vaccinés voici plus de six mois. Cela représente 18 millions de Français. "Cette dose de rappel doit ainsi permettre de leur conférer la meilleure protection possible face au variant Delta et de contribuer, en limitant la propagation de la maladie, à la protection des personnes qu'ils prennent en charge ou accompagnent", explique la HAS, qui recommande également une troisième dose à "l'entourage des personnes immunodéprimées" 

L'avis de la HAS est une conséquence directe d'une décision prise par son homologue au niveau de l'Union européenne. Celle-ci, l'Autorité européenne du médicament (EMA), a autorisé lundi la généralisation d'un rappel à tous les adultes, laissant aux autorités de chaque pays le choix précis des personnes concernées. Cette dose de rappel doit pour l'heure forcément venir d'un vaccin Pfizer/BioNTech, basé sur la technologie de l'ARN messager. L'EMA évalue encore s'il faut y ajouter l'autre vaccin de la même catégorie, celui de Moderna.

La HAS a par ailleurs ouvert la voie à une généralisation du rappel à tous les adultes, même si elle juge la mesure encore prématurée.  Bien que les circonstances ne "justifient pas à ce stade de recommander l'administration d'une dose supplémentaire en population générale, (...) la HAS souligne toutefois que l'administration d'une dose de rappel deviendra probablement nécessaire au cours des mois qui viennent".

 

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