Vaccin Pfizer : un hôpital français arrivait à tirer une 7e dose, l'ARS dit non

Vaccin Pfizer : un hôpital français arrivait à tirer une 7e dose, l'ARS dit non
(illustration)

, publié le mardi 23 février 2021 à 11h58

Le CHU de Bayeux était parvenu à extraire ces doses supplémentaires dans le souci d'éviter tout gaspillage.

Face à la distribution aux compte-goutte des vaccins anti-Covid-19 à travers la France, l'hôpital de Bayeux est parvenu à puiser des doses supplémentaires à partir des flacons de vaccins produits par Pfizer/BioNTech, rapporte Ouest-France dans son édition de mardi 23 février.

Lors de l'élaboration de son vaccin, le groupe pharmaceutique avait indiqué que cinq doses pouvaient être extraites par flacon. Le laboratoire avait ensuite ensuite revu son évaluation à six doses par flacon, justifiant sa décision par les manipulations pouvant être réalisées par les praticiens pour extraire cette précieuse sixième dose.

Selon Ouest-France, l'hôpital de Bayeux est parvenu à dépasser ces recommandations.

Début février, le directeur de l'établissement a ainsi évoqué cette septième dose à ses équipes. "Il était fier d'annoncer que Bayeux faisait mieux, alors que la sixième dose venait tout juste d'être autorisée, décrit Rodolphe Gosselin, secrétaire Force ouvrière du Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de l'hôpital. "Mélanger le contenu de plusieurs flacons pourrait aussi multiplier les risques infectieux", poursuit-il dans les colonnes de Ouest-France.

"De nombreux centres de vaccination arrivent à produire jusqu'à sept doses, de façon tout à fait publique et sans que jamais la qualité de la vaccination n'ait été remise en cause", confirme pour sa part le directeur de l'établissement, dans les colonnes du quotidien régional.


Prévenue mi-février, l'Agence régionale de santé a sommé l'établissement de mettre fin à cette pratique. "Nous avons exigé que l'hôpital de Bayeux cesse immédiatement cette pratique", explique l'ARS. "Nous lui avons demandé de se conformer aux recommandations des laboratoires, en abandonnant une méthode que nous n'avons jamais encouragée".

Ce rappel à l'ordre n'a pas convaincu l'hôpital de Bayeux, qui défend sa position face au manque de vaccins disponibles, faisant valoir la "forte demande qui a conduit les autorités sanitaires à prendre les mesures tendant à éviter toute forme de gaspillage". "La sécurité des patients et la qualité du vaccin n'ont donc jamais été compromises", du fait qu'il n'y avait "pas de mélange de flacons issus de lots différents", ajoute t-on de même source.

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