Vaccin contre le Covid-19 : les pharmacies des départements à risque vont être livrés en fin de semaine

Vaccin contre le Covid-19 : les pharmacies des départements à risque vont être livrés en fin de semaine©Panoramic (photo d'illustration)

, publié le lundi 08 mars 2021 à 10h30

Selon les informations de BFMTV, les pharmacies des départements à risque vont être approvisionnées avec des livraisons du vaccin AstraZeneca jeudi 11 et vendredi 12 mars. 18 départements sont concernés.

La campagne de vaccination contre le Covid-19 s'intensifie en France. Selon une note du 7 mars de la Direction générale de la santé, relayée par BFMTV lundi 8 mars, les pharmacies des départements particulièrement à risque vont recevoir d'ici la fin de cette semaine des doses de vaccins AstraZeneca. Objectif : être fin prêt pour le début de la vaccination en pharmacies le 15 mars, comme l'avait annoncé Jean Castex lors de sa conférence de presse du 4 mars.


Cela devrait concerner en priorité les 18 départements jugés à risque par les autorités de santé. Il s'agit de la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne, le Val d'Oise, les Alpes-Maritimes, les Bouches-du-Rhône, la Somme, Paris, la Seine-et-Marne, les Yvelines, l'Essonne, les Hauts-de-Seine, le Var, la Drôme, le Rhône, l'Eure-et-Loir, le Nord, l'Oise et le Pas-de-Calais.

« Une livraison en flux poussé du stock résiduel de doses AstraZeneca » va concerner « 6756 pharmacies vaccinant contre la grippe et situées dans les 18 départements à la plus forte circulation épidémique », annonce la direction générale de la Santé dans ce message à destination des professionnels de santé rapporté par BFMTV. Ces officines seront livrées le jeudi 11 et vendredi 12 mars.

Un changement de planning

Les autorités de santé ont décidé de donner priorité aux pharmacies des départements à risque. Dans son message, la direction générale de la santé assure que chaque officine recevra au moins un flacon mais que les zones les plus fortement frappées par l'épidémie de Covid-19 auront accès en priorité aux surplus de vaccins.

Dans son communiqué, la direction générale de la santé annonce que les pharmacies n'étant pas dans les 18 départements à risque recevront des doses  le 18 et 19 mars. En revanche, durant cette semaine, la DGS confirme qu'il « ne sera pas possible de prendre des commandes pour les médecins compte tenu du nombre de doses livrées par AstraZeneca ».

Le syndicat des médecins généralistes se révolte

Il a fallu organiser la livraison des doses, ce qui a poussé à faire patienter certains corps de métiers comme les médecins généralistes. « Le nombre de vaccins prévus et la répartition prévue ne prenaient pas en compte les pharmaciens, donc on décale de huit jours la possibilité pour les médecins d'obtenir les doses de vaccins », explique le docteur et consultant santé de BFMTV Alain Ducardonnet. Une décision qui n'a pas plu du tout au syndicat de médecins généralistes MG France. Dans un communiqué publié lundi 8 mars, il appelle à la démission du directeur générale de la DGS Jérôme Salomon.

"La Direction générale de la Santé et particulièrement son directeur Jérôme Salomon estime nécessaire de détourner les doses prévues pour les généralistes vers les pharmacies", dénonce le syndicat. Une décision qui pousserait les médecins généralistes à annuler leurs plannings de rendez-vous déjà prévus. Or, "leurs carnets de rendez-vous vaccinaux sont pleins pour les semaines prochaines" selon le communiqué.

Des médecins généralistes qui ont vacciné "200 000 personnes en 5 jours" selon MG France depuis le 2 mars, jour où ils ont été autorisés à le faire. Pour montrer leur colère, le syndicat appelle les médecins à "exiger de leur pharmacien les doses commandées et de renouveler dès aujourd'hui leur commande suivante".

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