Vaccin contre l'hépatite B : l'Etat condamné à verser 190.000 euros à une secrétaire médicale

Vaccin contre l'hépatite B : l'Etat condamné à verser 190.000 euros à une secrétaire médicale

La plaignante souffre de myofasciite à macrophages depuis sa vaccinationn en 1994 (photo d'illustration).

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Orange avec AFP, publié le mardi 26 décembre 2017 à 17h44

Obligée d'être vaccinée du fait de sa profession, la plaignante est malade depuis 1994.

L'Etat a été condamné par la cour administrative d'appel de Nantes à verser plus de 190.000 euros à une secrétaire médicale qui a présenté des troubles physiques à la suite d'une vaccination contre l'hépatite B, une obligation du code de la santé publique.

La secrétaire médicale, âgée de 64 ans, a été soumise à une vaccination obligatoire contre l'hépatite B en mai 1994 avec trois rappels. Elle a présenté, à partir du mois de juillet 1994, des troubles physiques, notamment des douleurs musculaires et une fatigue généralisée.

"Réparation au titre de la solidarité nationale"

Le tribunal administratif d'appel de Nantes a imposé "la somme mise définitivement à la charge de l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (Oniam) au profit de Mme L. (...) fixée à 190.751,19 euros", selon la décision rendue vendredi. L'Oniam devra verser également 1.500 euros de frais de justice.

Lors de procédures antérieures, le Conseil d'Etat avait estimé en mai 2016 que "le lien de causalité entre la vaccination contre l'hépatite B subie par Mme L. dans le cadre de l'obligation vaccinale liée à son activité professionnelle et la myofasciite à macrophages dont elle souffre doit être regardé comme établi et de nature à ouvrir droit à réparation à son profit au titre de la solidarité nationale".

Un jugement similaire avait été rendu en mai 2016 par la cour administrative d'appel de Lyon en faveur d'une auxiliaire puéricultrice de 65 ans, atteinte de myofasciite à macrophages et en arrêt maladie depuis six ans. Vaccinée une première fois en 1993 dans le cadre de son activité professionnelle, puis une seconde fois en 1999, elle a ensuite commencé à développer les premiers signes de la maladie.

 
37 commentaires - Vaccin contre l'hépatite B : l'Etat condamné à verser 190.000 euros à une secrétaire médicale
  • l'erreur médical ,c'est nous qui la payerons puisque l'état c'est nous ?

  • Et ils imposent ce vaccin à tous les bébés dès 2018...alors que l'hépatite B ne s'attrape pas par contagion...
    Seul pays d'Europe â imposer 11 vaccins...merci le lobby des laboratoires...

  • il a été prouvé il y a ....25 ans ( par une spécialiste américaine elle même atteinte de ce syndrôme terrible ) qu'il y avait à l'époque un cas sur deux millions de manipulations cervicales inconsidérées (uniquement pratiquées par des praticiens ostéopathes non médecins ) qui se terminait par un syndrôme de Wallenberg !Moralité ,les techniques manipulatives cervicales même bien conduites et justifiées ont très mauvaise presse et sont avantageusement suppléées (au profit de qui?) par les anti inflammatoires ,antalgiques puissants (bonjour les chutes par vertiges ),les décontracturants musculaires ,les somnifères ,les anti dépresseurs ,les collier cervicaux (plus contraignants que les ancestrales ...ceintures de chasteté )! Quand au merveilleux " Viscéralgine forte" utilisé pendant des décennies sans problèmes il a bien du y avoir de gravissimes effets secondaires alors trop longtemps méconnus et bêtement ignorés pour être supprimé sans être avantageusement remplacé ! (merci pour les syndrômes douloureux viscéraux abdominaux )! Petit détail :ceux qui ne seraient pas vaccinés contre l'hépatite et la contacteraient seraient indemnisés selon le même principe ..de précaution !

  • Pour la part je conseillerai à mes enfants de se faire vacciner
    - avec les vaccins déjà obligatoires utiles : DTpolio
    - avec les vaccins non obligatoires qui vont le devenir : coqueluche ,rubéole ,rougeole ,oreillons ,hémophilus B
    Mais refuser catégoriquement l'hépatite B et éventuellement la méningocoque C et le pneumocoque .
    En outre pas de vaccin contre le cancer du col de l'utérus .

  • Ce jugement est possible depuis fin juin 2017.

    Avant il fallait apporter la preuve irréfutable du lien de cause à effet.

    La Cour de Cassation hésitait à le dire… la Cour de Justice de l’Union Européenne a confirmé dans son arrêt du 22 juin 2017, comme compatible avec la directive un régime probatoire qui autorise le juge, en l’absence de preuves certaines et irréfutables, à conclure au défaut d’un vaccin et à l’existence d’un lien causal entre celui-ci et une maladie sur la base d’un faisceau d’indices graves, précis et concordants, dès lors que ce faisceau d’indices lui permet de considérer, avec un degré suffisamment élevé de probabilité, qu’une telle conclusion correspond à la réalité.

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