Vaccin anti-Covid : le gouvernement décide de ne pas rallonger le délai entre les deux injections

Vaccin anti-Covid : le gouvernement décide de ne pas rallonger le délai entre les deux injections
Le ministre de la Santé Olivier Véran et le "Monsieur vaccin" du gouvernement Alain Fischer le 26 janvier 2021.

, publié le mardi 26 janvier 2021 à 12h18

Si la Haute Autorité de Santé préconise de rallonger le délai entre les deux injections de vaccin à ARN messager à six semaines, le gouvernement préfère suivre les recommandations des laboratoires et le protocole des essais cliniques, qui fixent un délai de trois à quatre semaines.

Pour faire face à la "flambée épidémique", la Haute autorité de santé (HAS) a estimé samedi 23 janvierqu'il était "raisonnable" de porter à six semaines le délai entre l'injection des deux doses de vaccins à ARN messager comme ceux développés par Pfizer/BiONTech et Moderna, au lieu des trois à quatre semaines actuelles.. Même si la réflexion est "légitime", le ministère de la Santé Olivier Véran et le président du Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale Alain Fischer ont cependant annoncé mardi 26 janvier ne pas suivre ses recommandations. 



"Nous sommes face à une part d'inconnu et je fais le choix de la sécurité. (...) Je maintiens donc le délai d'injection entre deux injections Pfizer à 21 ou 28 jours, soit 3 à 4 semaines, et demande aux acteurs en charge de la vaccination de s'en tenir à cette recommandation. Nous ne touchons pas au délai d'injection du vaccin Pfizer", a martelé le ministre.




Le "Monsieur Vaccin" du gouvernement a de son côté souligné que l'espacement des doses pourrait entraîner "une protection moins efficace chez les sujets les plus âgés." En effet, les données publiées en Israël, très actif en matière de vaccination, montrent que chez les sujets de plus de 60 ans, la protection contre la maladie entre les deux injections n'est que de 33%, contre 50% selon les études de Pfizer/BioNTech. 

Selon la HAS, l'allongement du délai d'injection entre les deux doses permettrait d'"accélérer l'administration de la première dose aux personnes les plus vulnérables", soit au moins 700.000 personnes supplémentaires "qui seraient protégées par le vaccin" sur le premier mois d'application de cette mesure. A l'échelle individuelle, "le risque de perte d'efficacité" du vaccin entre deux doses "paraît limité", indiquait au contraire la HAS. 
 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.