Vaccin anti-Covid : le délai entre deux injections assoupli par le gouvernement

Vaccin anti-Covid : le délai entre deux injections assoupli par le gouvernement©PHILIPPE LOPEZ / AFP

publié le mardi 15 juin 2021 à 18h40

Désormais, pour les vaccins Pfizer et Moderna, la deuxième injection pourra se faire "entre 21 et 49 jours après la première".

Alors que la vaccination contre le Covid-19 est devenue accessible aux adolescents de plus de 12 ans, le gouvernement a décidé d'assouplir mardi 15 juin le délai entre deux injections pour les vaccins à ARN messager, c'est-à-dire les vaccins Pfizer et Moderna, "dans la limite des délais prévus par les recommandations des laboratoires qui produisent ces vaccins". Objectif : accroître les prises de rendez-vous de première dose et accélérer encore la vaccination pour faire face à la menace des variants, notamment le variant Delta qui préoccupe les autorités



"Vous hésitez à vous faire vacciner en juin parce que vous serez en vacances en juillet ? N'hésitez plus. Nous modifions les systèmes de rendez-vous pour vous permettre de programmer votre rappel entre 21 et 49 jours après la première injection", a annoncé le ministre de la Santé Olivier Véran sur Twitter. A l'heure actuelle, le délai entre deux doses, qui avait déjà été élargi il y a quelques semaines, est de 35 à 49 jours. Le nouveau délai sera pris en compte "dès mercredi" sur la plateforme de réservation Doctolib. Les personnes qui ont déjà pris un rendez-vous et qui souhaiteraient l'avancer le pourront. 

Par ailleurs, pour ce qui est des lieux de vacances, se faire vacciner sur place ne "pourra pas être la règle" mais il pourra y avoir "des exceptions" et un "filet de sécurité" sera organisé dans ce sens, a-t-on également indiqué au ministère de la Santé lors d'un point presse.



L'objectif de l'assouplissement du délai entre deux doses est d'"aller le plus vite possible dans les primo-injections" et de "ne pas freiner l'accès à la première dose à cause des vacances", a-t-on expliqué au ministère de la Santé. Le ministère veut également accélérer le mouvement sur les deuxièmes injections pour "protéger le mieux possible" la population, notamment de variants comme le Delta, auparavant dit indien. 

Le ministère n'a pas donné d'objectifs pour le nombre de vaccinés, soulignant vouloir aller "le plus loin possible" et parvenir, par exemple à au moins 90% de vaccinés chez les plus âgés (contre un taux un peu supérieur à 80% de primo-vaccinés actuellement pour les plus de 75 ans) puisque leur taux d'adhésion vaccinale est de plus de 90%.

Interrogé à l'Assemblée nationale, le ministre de la Santé Olivier Véran a souligné la forte hausse des intentions vaccinales. "En janvier, on avait seulement 50% des Français qui avaient l'intention de se faire vacciner, avec des craintes portant surtout sur les vaccins à ARN messager, le Pfizer au premier chef", a-t-il indiqué. Aujourd'hui, on a "80% des Français qui veulent se faire vacciner, ce qui fait de la France l'un des pays au top dans les classements et les vaccins à ARN messager, notamment Pfizer, ont levé toutes les craintes", a-t-il ajouté.

La France recevra "beaucoup de vaccins en juin", a-t-il noté, jugeant "important que les Français soient nombreux à prendre des rendez-vous", alors que certains centres sont ouverts en soirée et les week-ends pour faciliter la vaccination. Selon le ministère de l'Economie, un total de 23 millions de doses de vaccins, essentiellement Pfizer et Moderna, seront livrées en juin, puis la même quantité en juillet et "au moins autant en août". "Les industriels montent en capacité et il y a une constante augmentation" des quantités livrées, a indiqué Bercy, en rappelant que le volume avait été de 12,5 millions en avril puis 15,5 en mai.
 

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