Vaccin anti-Covid-19 : "Je pense qu'on a été un peu trop défensifs", reconnaît Olivier Véran

Vaccin anti-Covid-19 : "Je pense qu'on a été un peu trop défensifs", reconnaît Olivier Véran
Le ministre de la Santé Olivier Véran, le 7 janvier 2021 en conférence de presse.

, publié le jeudi 07 janvier 2021 à 22h29

Le ministre de la Santé a assuré que si le gouvernement avait été "un peu trop prudents dans la façon d'aborder le vaccin" ce n'était "pas par peur des anti-vaccins, mais par peur de décevoir".

Alors que la stratégie gouvernementale de vaccination contre le Covid-19 est critiquée de toutes parts pour sa lenteur, Jean Castex et Olivier Véran ont annoncé jeudi 7 janvier lors d'une conférence de presse toute une panoplie de mesures pour accélérer la vaccination. "Le rythme de croisière" de la vaccination, nous ne l'avons pas encore atteint", a reconnu le ministre de la Santé quelques heures plus tard sur le plateau de BFMTV. 




"Je pense qu'on a été un peu trop défensifs, un peu trop prudents dans la façon d'aborder le vaccin", a estimé Olivier Véran. "Pas par peur des anti-vaccins mais par peur de décevoir, car ce n'est pas forcément parce qu'un laboratoire vous dit qu'il a trouvé, qu'il a réellement trouvé", a-t-il développé. "Je note que 5-6 jours plus tard, des millions de gens se faisaient vacciner et les choses se passaient très bien. Les autorités sanitaires et scientifiques nous disent 'vous pouvez y aller en confiance'. Donc je suis extrêmement confiant vis-à-vis de ce vaccin", a-t-il ajouté.

Interrogé au sujet de la défiance des Français au sujet du vaccin, Olivier Véran croit "sincèrement que cette courbe va être inversée". "C'est un travail collectif que nous devons mener en apportant de l'information juste sur la vaccination, mais je crois profondément que le vaccin peut changer la donne", a expliqué le ministre.


Pas le choix du vaccin

Après les 20.000 personnes vaccinées en dix jours, encore 27.000 à 28.000 devaient être vaccinées ce jeudi, a précisé Olivier Véran sur BFMTV, bien loin des centaines de milliers en Allemagne comme au Royaume-Uni. Une montée en puissance qui permettra d'atteindre un million fin janvier, a expliqué Olivier Véran lors de la conférence de presse, affirmant que la France avait commandé 78 millions de doses d'ici avant l'été, pour les cinq vaccins les plus avancés. Les Français ne pourront néanmoins pas choisir la marque de leur vaccin si ceux-ci ont le même niveau d'efficacité, a-t-il précisé. "S'ils sont les mêmes indications et les mêmes contre-indications, les vaccins seront proposés indistinctement", a-t-il expliqué. 




Le ministre de la Santé a par ailleurs précisé que le vaccin "protège, dans 95% des cas, des formes graves pulmonaires" mais "nous n'avons pas encore déterminé, dans aucun pays du monde, si le vaccin protège du risque de contamination".




Olivier Véran a également assuré que la France n'avait pas cherché à favoriser Sanofi dans la commande européenne de vaccins. "C'est une boule puante", a-t-il fustigé. 

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