Vacances d'été : les Français appelés à "patienter un petit peu"

Vacances d'été : les Français appelés à "patienter un petit peu"
La ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne, le 4 mars 2020.

, publié le mardi 21 avril 2020 à 09h45

"La priorité n'est pas de se déplacer sur des longues distances mais de permettre que l'activité économique reprenne au mieux à partir du 11 mai donc c'est d'abord les transports publics qui vous permettent d'aller travailler tous les jours", a expliqué la ministre de la Transition écologique.

Alors que la sortie du confinement doit débuter le 11 mai, de nombreux Français s'interrogent sur leurs congés estivaux. Pourra-t-on partir en vacances cet été ? Quand commencer à organiser ses congés ? "Je demande aux Français de patienter un petit peu pour qu'on voit la façon dont l'épidémie évolue", a répondu mardi 21 avril sur RTL, la ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne. 



"Nous sommes dans une situation sanitaire qui est évolutive.

Je ne vais pas vous dire aujourd'hui, ce qui va se passer au mois de juillet", a poursuivi la ministre avant de préciser qu'il ne serait "pas raisonnable de partir en Asie ou aux Etats-Unis alors qu'on ne sait pas où en sera l'épidémie". Par ailleurs, "dans l'aérien, on ne va pas rouvrir immédiatement les liaisons avec des pays en dehors d'Europe. Pour l'instant on se prépare à l'organisation du déconfinement en France", a indiqué Elisabeth Borne. 

"La priorité pour l'instant n'est pas de se déplacer sur des longues distances mais de permettre que l'activité économique reprenne au mieux à partir du 11 mai donc c'est d'abord les transports publics qui vous permettent d'aller travailler tous les jours, c'est à dire les bus, les RER, les TER en région", a insisté la ministre. Les TGV circuleront-ils cet été ? "La priorité n'est pas de faire des déplacements entre les grandes villes françaises alors même que l'épidémie touche de façon différente les différentes régions de notre pays", a répété Elisabeth Borne expliquant qu'"en fonction de l'évolution de l'épidémie, on ajustera l'offre de la SNCF en veillant à la sécurité sanitaire des voyageurs".


Concernant les transports publics, "il y aura des mesures sanitaires supplémentaires, par exemple des procédures de nettoyage et de désinfection qui ont déjà été renforcées, la distribution de gel" et le port systématique du masque est à l'étude. "Tous les transports publics ne sont pas équivalents", a poursuivi la ministre. "Quand vous êtes à Valenciennes ce n'est pas la même chose que quand vous êtes à Paris. On est en train de regarder précisément les règles qui vont être définies pour que les conditions sanitaires soient maximales", a-t-elle indiqué, expliquant qu' "il y aura également un point très important qui est de ne pas avoir trop de monde en même temps dans les transports en commun". Pour cela il faudra "lisser les heures de pointe", notamment en décalant les horaires de travail et en maintenant en télétravail une partie des salariés qui le sont aujourd'hui. 

La ministre s'est également montrée favorable à la création de pistes cyclables temporaires pour permettre aux salariés de se rendre sur leurs lieux de travail. "Je pense que le vélo est très certainement une bonne solution", a expliqué Elisabeth Borne, précisant qu'il fallait "évidemment que ça se fasse en sécurité pour les cyclistes". 

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