Usine GE de Belfort : compromis trouvé pour "sauver environ 300 postes"

Usine GE de Belfort : compromis trouvé pour "sauver environ 300 postes"
Une manifestation devant l'usine General Electric de Belfort, le 10 octobre 2019
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, publié le vendredi 18 octobre 2019 à 10h18

Les négociations entre direction et syndicats pourraient ramener à environ 500 le nombre d'emplois supprimés, au lieu des 792 initialement annoncés.

Un accord informel élaboré par l'intersyndicale et la direction de General Electric (GE) prévoit de "sauver" environ 300 postes, sur un total de 792 suppressions initialement proposées par le plan social à Belfort, a-t-on appris jeudi de source syndicale. Ce compromis a été présenté jeudi 17 octobre aux salariés de GE Belfort.

Il sera soumis à leur approbation lundi afin de permettre ou non à l'intersyndicale d'entrer dans un processus formel de négociations avec la direction, qui se poursuivrait alors jusqu'au 29 novembre, a indiqué le délégué CFE-CGC Philippe Petitcolin.

Le compromis discuté entre les parties prévoit notamment "de sauver environ 300 postes", portant ainsi à environ 500 le nombre de postes supprimés sur le site belfortain, a-t-il précisé. "Une première vague de suppressions de plus de 300 postes est prévue au premier trimestre 2020 et une deuxième de 125 postes est prévue au quatrième trimestre 2020", a détaillé le porte-parole de l'intersyndicale. Elle devra "accepter en contrepartie un plan d'économie 12 millions d'euros".

Le groupe américain, qui emploie quelque 4.300 salariés à Belfort, dont 1.800 dans l'unité de fabrication des turbines à gaz, avait initialement annoncé en mai un plan de restructuration prévoyant la suppression de près de 1.050 postes en France, dont 792 dans le site belfortain. L'intersyndicale a par ailleurs obtenu que le site de Belfort "redevienne le centre d'excellence des turbines à gaz 50 Hz" et "le maintien de la ligne de production de 'stator-combustio' (éléments de la turbine à gaz 50 Hz) pendant 12 mois, jusqu'à l'affectation du personnel à d'autres activités sur le site de Bourogne (Territoire-de-Belfort)". D'après M. Petitcolin, la direction s'est également "engagée à créer 200 emplois d'ici 2023 dans l'aéronautique".

"Les discussions entre la direction et les représentants du personnel se poursuivent dans un esprit d'ouverture et de dialogue", a estimé la direction de GE. "Notre priorité est de trouver les solutions qui permettront de pérenniser l'activité turbines à gaz à Belfort, tout en lui permettant de retrouver un niveau de compétitivité acceptable", a-t-elle ajouté. L'usine de turbines à gaz est bloquée depuis dix jours et une manifestation de soutien aux salariés de GE est prévue samedi à Belfort.

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