Universités : les bloqueurs "de plus en plus minoritaires", selon le premier syndicat étudiant

Universités : les bloqueurs "de plus en plus minoritaires", selon le premier syndicat étudiant
L'entrée d'une université bloquée à Aix-en-Provence, le 17 avril 2018. (photo d'illustration)

Orange avec AFP, publié le vendredi 04 mai 2018 à 12h08

La FAGE demande aux universités de faire en sorte que les étudiants puissent passer leurs examens.

Le mouvement dans les universités est "plutôt" en train de "s'essouffler". C'est le constat, vendredi 4 mai, du président du premier syndicat étudiant -la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE)-, Jimmy Losfeld, qui déplore "l'instrumentalisation" de la parole étudiante par "une minorité radicale".


"Les bloqueurs sont "de plus en plus minoritaires", a assuré Jimmy Losfeld sur franceinfo, alors qu'une dizaine d'universités sont toujours bloquées et que l'occupation de Nanterre a été prolongé jusqu'au 7 mai.

La FAGE déplore d'ailleurs que les occupants continuer de "bloquer et d'empêcher les jeunes de passer leurs examens. Notre parole est instrumentalisée par une minorité radicale."

D'autant plus que le mouvement n'a pas de raison d'être, selon Jimmy Losfeld, car la réforme du gouvernement "vient apporter des réponses". "Certains dénoncent une sélection, mais par manque de place, une sélection existe déjà depuis au moins 10 ans", estime-t-il.


Pour autant, il s'oppose aux évacuations par les forces de l'ordre. "L'intervention policière envoie un mauvais signal, assure le président du syndicat étudiant. C'est par le respect de l'État de droit et par le dialogue qu'il faut arriver à trouver une solution. C'est facile à dire, plus compliqué à mettre en place."

En attendant, il demande aux universités et au ministère de l'Enseignement supérieur de faire en sorte que les étudiants puissent passer leurs examens. Quitte à utiliser des locaux publics ou à les faire passer via internet.

Vous êtes responsable des propos que vous publiez.
Merci de respecter nos CGU