Universités : le gouvernement va geler la hausse des frais d'inscription

Universités : le gouvernement va geler la hausse des frais d'inscription
Frédérique Vidal, en décembre 2019, à Paris

publié le mardi 19 mai 2020 à 18h30

Le gouvernement répond notamment au syndicat étudiant Unef, qui avait dénoncé l'augmentation des frais malgré le contexte de crise sanitaire.

Face à la crise économique qui guette, le gouvernement va "déroger" au décret qui prévoit l'indexation sur l'inflation des droits d'inscription à l'université à la rentrée prochaine. L'annonce a été faite par la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Frédérique Vidal à l'Assemblée nationale, mardi 19 mai.

"Le décret prévoit que les droits d'inscription soient indexés sur l'inflation mais pour la rentrée prochaine, nous allons déroger à cette règle et veiller à ce qu'il n'y ait pas d'augmentation des droits d'inscription pour les étudiants", a assuré Frédérique Vidal lors d'une audition devant la commission des affaires culturelles et de l'éducation à l'Assemblée nationale.  Elle a souligné que le gouvernement "travaille plus largement à faire d'autres propositions pour accompagner cette rentrée". Cette indexation "aurait correspondu à une augmentation d'environ 1,2% des droits d'inscription", selon Bruno Studer, député du Bas-Rhin et président de la commission.

"La majorité a pleinement conscience que la crise sanitaire de la Covid-19 renforce la précarité du public étudiant, qui dénombre déjà 20 % de jeunes vivant sous le seuil de pauvreté. Cette nouvelle augmentation des dépenses obligatoires des étudiants, tandis que ni les APL, ni les bourses, ne sont indexées sur l'inflation, aurait contribué à précariser davantage ces étudiants", a-t-il souligné dans un communiqué. Lundi, le syndicat étudiant Unef avait dénoncé dans un communiqué cette augmentation, demandant sa suppression. 

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