Université : il n'y aura pas d'augmentation des droits d'inscription, assure Frédérique Vidal

Université : il n'y aura pas d'augmentation des droits d'inscription, assure Frédérique Vidal©JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP
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publié le mardi 18 janvier 2022 à 18h55

La semaine dernière, Emmanuel Macron a souhaité une réforme "systémique" des universités, estimant que le système actuel ne pourrait pas "rester durablement". 

Non, Emmanuel Macron n'a "pas parlé une seconde d'augmenter les droits d'inscription" à l'université, a assuré mardi 18 janvier à l'Assemblée la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, après un discours du président de la République dans lequel il appelait à une réforme "systémique" de ces établissements. 

En clôture du Congrès de la Conférence des présidents d'universités jeudi dernier, Emmanuel Macron a souhaité une réforme "systémique" des universités, qu'il veut plus "professionnalisantes", et estimé que la France ne pourrait "pas rester durablement dans un système où l'enseignement supérieur n'a aucun prix pour la quasi-totalité des étudiants, où un tiers des étudiants sont considérés comme boursiers et où pourtant nous avons tant de précarité étudiante, et une difficulté à financer un modèle beaucoup plus financé par l'argent public que partout dans le monde".



"Ce que le président de la République a dit est très clair.Nous ne pouvions pas rester dans un modèle où trois conditions coexistaient : la quasi-gratuité des études, le fait qu'un tiers des étudiants soient boursiers et que pourtant nous assistions à une très grande précarité des étudiants, et le fait que l'université est quasi-intégralement financée par des fonds publics", a expliqué Frédérique Vidal, interrogée lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.

"Vous avez inventé le fait que le président de la République a dit que les droits d'inscription allaient augmenter. Où avez-vous lu et entendu cela ? (...) Cela n'a jamais été prononcé. Par contre je peux vous dire ce que nous avons fait, concrètement : trois ans que nous gelons les droits d'inscriptions pour tous les étudiants, trois ans que nous gelons les loyers des Crous, trois ans que nous revalorisons les bourses sur critères sociaux", a poursuivi la ministre, qui répondait à une question du député LFI Alexis Corbière.

Elle a également demandé à l'élu d'"arrêter d'essayer de faire peur aux étudiants, de les angoisser avec des choses que le président de la République n'a jamais dites", assurant qu'il n'y avait "pas d'agenda caché".



Emmanuel Macron "n'a pas parlé une seconde d'augmenter les droits d'inscription", a répété la ministre à une question de la députée ex-LREM Frédérique Dumas. "Il propose plus d'accompagnement des étudiants, plus de possibilité pour la vie étudiante, une meilleure prise en compte de leur santé, une capacité à être suivi par des psychologues, plus de formation continue, plus de formation tout au long de la vie, que l'on travaille des programmes qui conduisent la majorité des jeunes à l'emploi", a souligné Frédérique Vidal.
 

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