Université : Emmanuel Macron assure n'avoir "jamais dit" qu'il voulait augmenter les droits d'inscription

Université : Emmanuel Macron assure n'avoir "jamais dit" qu'il voulait augmenter les droits d'inscription©Ludovic MARIN / POOL / AFP

publié le lundi 24 janvier 2022 à 16h46

"Je défie qui que ce soit de retrouver cette phrase qui est sortie partout", a lancé le président de la République Emmanuel Macron lundi 24 janvier face à des jeunes dans la Creuse, au sujet de la polémique autour d'une hausse des droits d'inscription à l'université.

Emmanuel Macron veut-il une hausse des frais d'inscription à l'université et mettre un terme à la gratuité ? L'ancien président de la République est revenu sur la récente polémique durant son déplacement dans la Creuse lundi 24 janvier, face à des jeunes à Ahun.



Le chef de l'Etat jugeait intenable un système d'études supérieures "sans aucun prix" pour les étudiants mais avec un taux d'échec massif, sans autre explication.

Aussitôt, ses adversaires, de Valérie Pécresse à Yannick Jadot, l'ont accusé de vouloir augmenter les droits d'inscription.

Face au président, une lycéenne a fait remarquer qu'"un jeune vivant en milieu rural et qui doit aller faire ses études dans une grande ville a beaucoup plus de difficulté au niveau du logement, de l'alimentation... il a tout à payer", selon des propos rapportés par BFMTV.

Emmanuel Macron a tenu à démentir les propos qui lui ont été attribués.

"Contrairement à ce que j'ai pu lire partout dans la presse, je n'ai jamais dit ça", s'est-il écrié, en assurant qu'il ne voulait pas "faire payer" les étudiants mais au contraire lutter contre la précarité.

"Je défie qui que ce soit de retrouver cette phrase qui est sortie partout. Il paraît qu'on est en campagne, et donc apparemment beaucoup de gens dans ce cas-là sortent des choses et vous font dire le contraire", a-t-il déploré.

Puis d'expliquer : "Ce que j'évoquais, c'est plutôt des formations professionnelles tout au long de la vie, que les universités vont devoir mettre en place et qui, elles, ont vocation à être payantes. Et qui vont permettre aux universités d'avoir ainsi des revenus et de fonctionner en se donnant plus de moyens."

Le chef de l'Etat a tenu à défendre son bilan, selon BFMTV : "Jusqu'à 2018, la sécurité sociale étudiante coûtait un peu plus de 1000 euros par an, était à la charge des étudiants, ce n'est plus le cas."

"Traversez la rue pour trouver du travail"

Emmanuel Macron est également revenu sur une autre polémique, plus datée : son "je traverse la rue" pour inciter les chômeurs à trouver un emploi, prononcée à un horticulteur au chômage en septembre 2018.

"Quand vous dites : traversez la rue pour trouver du travail", mais quand vous avez en face de vous un panneau stop, qui vous dit que vous n'avez pas assez de temps de travail, pas d'expérience professionnelle, or pour l'avoir il faut travailler et pour travailler il faut de l'expérience, donc on tourne en rond", a dit un jeune homme.

"Beaucoup de secteurs offrent des emplois, donc normalement, quand on a de la bonne volonté...", a répliqué le président, citant la plateforme "un jeune une solution" et le développement de l'alternance.

"C'est un peu ça ce que je disais avec cette formule, qui était plus adaptée à Paris, où je me trouvais à ce moment-là qu'à ici, mais qui était totalement vraie à Paris. Pour qui est prêt à y aller, il y a du travail", a encore insisté le chef de l'Etat.

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