Une rentrée "la plus normale possible" malgré le Covid-19

Une rentrée "la plus normale possible" malgré le Covid-19
Photo d'illustration.

publié le jeudi 02 septembre 2021 à 07h00

Ce jeudi 2 septembre, 12,4 millions d'élèves, de la maternelle au lycée, se rendent en classe. A partir du CP, ils doivent porter le masque à l'intérieur. 




Une nouvelle rentrée chamboulée par la crise sanitaire et à l'heure où la circulation du variant Delta inquiète les autorités.

Cette rentrée s'opère sous le régime du scénario 2 (sur 4) du protocole sanitaire mis en place par le ministère, qui autorise tous les élèves à être accueillis en présentiel. Selon ces règles, en primaire, où les enfants ne sont pas vaccinés, un cas de Covid-19 dans une classe entraîne sa fermeture pendant 7 jours, comme en juin. Au collège et au lycée, en cas de contamination dans une classe, seuls les élèves cas contacts non vaccinés devront s'isoler une semaine. 

Des centres de vaccination dans 117 établissements scolaires de l'académie de Paris 

"Nous avons travaillé tout l'été avec les préfets, les autorités régionales de santé, de façon à ce qu'il y ait une proposition vaccinale pour tous les plus de 12 ans de France en milieu scolaire ainsi que les adultes qui y travaillent tout au long du mois de septembre et jusqu'aux vacances de la Toussaint", a déclaré le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, dimanche sur France 3. Il souligne que "la majorité des adolescents sont déjà vaccinés : on est à 57%, je pense qu'on va être à 60% ce weekend, c'est le signe qu'il y a une sorte de marée montante de la vaccination des adolescents, c'est une bonne nouvelle". 

A Paris, le recteur de l'académie Christophe Kerrero aborde cette rentrée "serein". "Les chiffres sont plutôt bons aussi bien en ce qui concerne la vaccination que la circulation du virus. Nous allons poursuivre la vaccination parce que c'est le meilleur rempart collectif que nous ayons", a-t-il assuré lundi lors un point presse. Cette académie dispose de 117 établissements qui seront des centres de vaccination éphémères, et 28 centres de l'Agence régionale de santé. Les premières vaccinations démarreront le 7 septembre. 

Faire perdre "le moins d'heures de cours possible" 

Sur le volet pédagogique, le ministre affiche sa volonté de faire perdre "le moins d'heures de cours possible" aux collégiens et lycéens. "Nous faisons le choix des écoles ouvertes (...) On ne va pas fermer une classe dans l'enseignement secondaire, on va simplement protéger les élèves qui ont besoin d'être protégés", explique Jean-Michel Blanquer. 




Une rentrée qu'il souhaite "la plus normale possible". Mais il n'exclut pas de durcir le protocole au cours des prochains jours ou des prochaines semaines, si la situation sanitaire se dégrade. Il y aura "forcément de nouvelles mesures dans les temps à venir en fonction de la situation", a-t-il lancé lors de sa traditionnelle conférence de presse de rentrée.

Craintes à la cantine en maternelle 

Ces évolutions peuvent être locales. Ainsi, aux Antilles et dans les zones rouges de Guyane, par exemple, la rentrée a été reportée du 2 au 13 septembre en raison de la situation sanitaire. "On est sur un niveau 2 de protocole partout (en métropole) alors même qu'il y a certains territoires où, lorsqu'on regarde les indicateurs sanitaires, tout laisse à penser que la situation se dégrade rapidement", regrette Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, qui "pense notamment à ce qui se passe dans le Sud-Est". Elle dénonce "une forme de légèreté" du ministère. "Ce variant Delta place la rentrée dans des conditions très particulières puisqu'on sait qu'il se transmet plus vite". 

En maternelle, où le masque n'est pas obligatoire pour les élèves, la crainte porte sur la cantine. "Dans l'idéal, pour respecter la distanciation, il faudrait organiser trois services au lieu de deux mais pour cela payer plus les personnels et ce n'est pas prévu par la ville", pointe un directeur d'école maternelle de banlieue parisienne, sous couvert d'anonymat. En fin de semaine dernière, le Conseil scientifique a recommandé de dépister davantage les élèves des écoles primaires, faute de quoi la rentrée pourrait être "très complexe", avec des fermetures de classes à répétition. 

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