Une manifestation contre le gouvernement dégénère à Montpellier, 51 interpellations

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 Après une manifestation à Montpellier contre la politique du président Emmanuel Macron, le 14 avril 2018

Après une manifestation à Montpellier contre la politique du président Emmanuel Macron, le 14 avril 2018

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© AFP, Pascal GUYOT

AFP, publié le dimanche 15 avril 2018 à 08h45

Une manifestation de "convergence des luttes" contre le gouvernement a rassemblé 1.000 à 2.000 personnes samedi à Montpellier et a été le théâtre d'affrontements entre manifestants et forces de l'ordre.

Au total, 51 personnes ont été interpellées, selon le ministère de l'Intérieur.

Dès le départ du cortège qui regroupait 1.000 personnes selon la préfecture et quelque 2.000 selon les organisateurs, des incidents ont éclaté.

Un peu avant 16H00, quelque 200 manifestants au visage dissimulé ont affronté la police, déployée en nombre, ont constaté des journalistes de l'AFP. 

"Police nationale, milice du capital" ou "Plus de places dans les facs pour pas finir à la BAC" "ZAD partout", scandaient notamment les jeunes manifestants filmés par la police. "Baisse ton arme", criaient-il également en direction des policiers anti-émeutes qui les mettaient en joue. Un policier a poussé à terre une quinquagénaire qui le filmait.

Des projectiles - notamment des bombes de peinture et des fumigènes rouges - ont été tirés vers les dizaines de policiers et CRS déployés qui ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogènes et ont de fait, barré le parcours initialement prévu pour la manifestation.  

Nombre de participants à cette manifestation anti-gouvernementale hétéroclite - qui fédérait notamment de jeunes anarchistes, des opposants à la loi sur l'accès à l'université, des militants défendant les droits des migrants - ont alors crié à la "répression policière comme à Notre-Dame des Landes".

Le cortège a ensuite pris une autre voie à travers le centre ville, vers la préfecture, dont l'accès était défendu par de nombreux membres des forces de l'ordre. Une partie du cortège s'est engagé dans des rues commerçantes où plusieurs vitrines ont été brisées, notamment celle de banques, agences immobilières et magasins de téléphonie, ont constaté des journalistes de l'AFP.

La Ligue des droits de l'Homme héraultaise a dénoncé auprès de l'AFP de nombreuses "atteintes au droit de manifester", assurant notamment qu'une trentaine de manifestants avaient été pris dans une "nasse policière", près de l'université Paul Valéry, bloquée depuis mi-février dans le cadre de l'opposition à la loi sur l'accès à l'université. Selon la LDH, cette intervention aurait fait "quatre blessés légers" parmi les étudiants. 

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