Une jihadiste française recherchée par Interpol arrêtée en Turquie et bientôt expulsée

Une jihadiste française recherchée par Interpol arrêtée en Turquie et bientôt expulsée
(illustration)

, publié le mardi 23 février 2021 à 16h52

Elle a été arrêtée à proximité de l'ambassade de France. Elle cherchait visiblement a entrer en contact avec les autorités françaises  "en vue de retourner en France".

Elle était recherchée par Interpol.

Une jihadiste française ayant rejoint les rangs du groupe État islamique (EI) en Syrie a été arrêtée mardi 23 février en Turquie, a rapporté l'agence étatique turque Anadolu.

La Française Sarah Talib, qui "fait l'objet d'une notice rouge d'Interpol", a été arrêtée près de l'ambassade de France à Ankara, a précisé Anadolu. Selon l'agence, elle cherchait à entrer en contact avec l'ambassade "en vue de retourner en France".

Elle fera l'objet d'une procédure d'expulsion à l'issue de laquelle elle sera envoyée vers la France, a ajouté Anadolu.


Le 12 février, un jihadiste originaire de l'île française de La Réunion parti fin 2014 en Syrie, a été mis en examen et écroué en France après son expulsion par la Turquie. Et en décembre, les autorités turques avaient annoncé l'arrestation d'un Français recherché par Paris et accusé de faire partie d'un groupe jihadiste francophone en Syrie.

Dans les années qui ont suivi le début du conflit en Syrie, en 2011, la Turquie a été l'un des principaux points de transit des jihadistes cherchant à rejoindre ce pays en guerre. Longtemps accusée de fermer les yeux sur ces passages, Ankara annonce désormais régulièrement l'arrestation de membres présumés de l'EI et d'autres jihadistes français recherchés présents sur son territoire, en vertu d'un accord bilatéral avec la France appelé le "protocole Cazeneuve". L'accord prévoit notamment qu'Ankara alerte Paris avant chaque expulsion. Des agents français sont alors envoyés en Turquie pour accompagner les ressortissants français pendant le voyage. Arrivés en France, les jihadistes présumés sont placés directement en garde à vue, ou envoyés devant un juge si un mandat d'arrêt a été délivré à leur encontre.

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