Une fête clandestine rassemble près de 500 personnes à côté de Dijon

Une fête clandestine rassemble près de 500 personnes à côté de Dijon
Fête clandestine en Ille-et-Vilaine, le 1er janvier 2021.

publié le dimanche 02 mai 2021 à 13h00

La fête a pris fin dans la nuit avec l'intervention des gendarmes et l'interpellation de l'organisateur présumé.

Alors qu'une rave party a rassemblé jusqu'à 500 personnes en Bretagne dans la nuit de vendredi à samedi, dans celle de samedi 2 à dimanche 3 mai, près de 500 personnes se sont retrouvées pour une autre fête clandestine, près de Dijon cette fois. La fête, organisée dans un entrepôt désaffecté situé dans la zone industrielle de Couchey, au sud de la capitale bourguignonne, a pris fin dans la nuit avec l'intervention des gendarmes et l'interpellation de l'organisateur présumé. 



Le maire de la commune Gilles Carré a été prévenu par les forces de l'ordre samedi soir. "Les gendarmes m'ont appelé parce que des teufers cherchaient une gare pour faire leur fête du côté de Fixin.

Et en fait de gare c'est ce bâtiment désaffecté qu'ils ont choisi sur Couchey", a-t-il expliqué à France Bleu Bourgogne

"Très vite, un dispositif a été mis en place avec le déploiement de 140 gendarmes du département, de la Saône-et-Loire et de l'Yonne ainsi que le soutien de dix policiers de la brigade anti-criminalité de Dijon", a indiqué le préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté Fabien Sudry. Un hélicoptère de la gendarmerie a également permis la surveillance des alentours. Ce déploiement a permis d'éviter que des groupes de "100 à 150 jeunes" supplémentaires ne se rendent sur les lieux, la majorité d'entre eux ayant rebroussé chemin à la vue des forces de l'ordre. D'autres ont tenté d'entrer sur le site avant d'être repoussés par "l'utilisation modérée de moyens lacrymogènes", a ajouté le préfet.



La musique a été coupée dans la nuit vers deux heures avec la saisie du matériel de sonorisation qui a été suivie de l'évacuation progressive du site. Deux personnes ont été interpellées à l'issue de la soirée, dont l'organisateur présumé. Les forces de l'ordre ont également procédé à 205 verbalisations pour "non respect du couvre-feu". 

"On ne s'y attendait pas. Je pense que les gendarmes vont attendre qu'ils finissent leur petite fête et ils vont les cueillir à la sortie", a expliqué Gilles Carré. "Il y a les problèmes de Covid, des problèmes également de sécurité... Ca aurait été mieux qu'il fasse ça en plein air", a-t-il regretté auprès de France Bleu. De son côté, le préfet de la région a "condamné fermement cet événement qui est complètement irresponsable dans le cadre de la situation sanitaire du pays. Le moment n'est pas venu de baisser la garde".

Cette fête illégale en Côte-d'Or s'ajoute à celle organisée dans la nuit de vendredi à samedi à Haut-Corlay (Côtes-d'Armor), qui a rassemblé environ 500 personnes avant l'intervention des forces de l'ordre. "Il n'y a plus personne sur place dimanche en fin de matinée", a indiqué la gendarmerie, quelques heures après le départ des derniers fêtards qui avaient décidé de dormir sur le site. 

A Paris, samedi soir, une tentative de rave a également échoué dans le quartier de Bercy, se soldant par trois interpellations dont l'organisatrice présumée pour mise en danger de la vie d'autrui, les deux autres pour outrage et rébellion. Trente-quatre verbalisations ont été dressées. "Ils feraient mieux de rester chez eux, qu'ils patientent encore un peu", a commenté dimanche le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti sur France Inter. 

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