Une centaine d'OGM autorisés en France pour "l'alimentation humaine et animale"

Une centaine d'OGM autorisés en France pour "l'alimentation humaine et animale"
Un champ de maïs OGM.

, publié le mercredi 06 janvier 2021 à 11h30

Dans les produits alimentaires ou textiles, "le caractère OGM doit être indiqué", rappelle la Répression des fraudes. 

Si la mise en culture d'OGM est interdite en France et en Europe, certaines importations d'OGM sont bel et bien légales, comme le dénoncent plusieurs associations depuis des années. Selon la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), "une centaine d'OGM" au total sont ainsi autorisés dans la consommation, notamment pour "l'alimentation humaine et animale".



Les autorisations "qui concernent le maïs, le colza, le coton, le soja et la betterave sucrière, permettent l'importation de graines et leur commercialisation à des fins de transformation, mais pas pour la mise en culture" précise la DGCCRF dans un bilan de "la recherche d'OGM dans les semences des grandes cultures" mis en ligne mardi 5 janvier, dont l'objectif est de faire un bilan des contrôles d'OGM non autorisés trouvés dans les semences. Dans les produits alimentaires ou textiles, "le caractère OGM doit être indiqué", et "ils sont contrôlés par la DGCCRF", ajoute le texte.

A la suite de la détection, en 2018, d'un lot de semences de colza transgénique en France, "les investigations menées en 2019" par la DGCCRF "ont ciblé cette culture et conclu à la conformité de tous les lots" mis sur le marché et contrôlés, selon ce bilan. En 2018, 3.307 sacs de semence de colza avaient en effet été retirés du marché et les parcelles déjà semées avaient été détruites.


D'une manière générale, les contrôles de la DGCCRF ont montré que les principaux opérateurs (semenciers, coopératives..) "maîtrisent le risque de contamination par des OGM des semences mises sur le marché en France" après avoir examiné les protocoles de recherche et les rapports d'essai des principaux semenciers, obtenteurs de semences et leurs sous-traitants.

"La présence d'OGM non autorisés dans les semences, graines destinées à la culture et premier maillon de la chaîne alimentaire, peut avoir des conséquences irréversibles pour l'environnement et représenter un risque pour la santé si leur innocuité n'a pas été évaluée", affirme la DGCCRF. Dans la mesure où le secteur des semences se situe en amont de la chaîne alimentaire "et compte tenu des conséquences économiques importantes qui peuvent découler de contaminations fortuites par les OGM (arrachage, retraits-rappels, etc.)", la DGCCRF "poursuivra les contrôles réguliers dans ce secteur" indique le texte.

En France, "la mise en culture de semences contenant des OGM est interdite", même si leur commercialisation est "possible" sous "conditions strictes", rappelle le texte. Une seule exception, le maïs OGM MON810, autorisé à la culture dans plusieurs pays européens, mais pas en France.
 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.