France

Une association proteste contre les ralentisseurs pas aux normes et saisit le Conseil d'État

L’association varoise "Pour une mobilité sereine et durable" a déposé une requête auprès du Conseil d’État pour protester contre les ralentisseurs qui ne respecteraient pas les normes. La France compte 450 000 ralentisseurs.

Les ralentisseurs, c’est une spécialité française. Pour les maires, qui décident de leur installation, c’est une manière efficace de faire ralentir les véhicules. Ces ralentisseurs seraient "quasiment tous dans l’illégalité" selon Thierry Modolo-Dominati, porte-parole de l’association varoise "Pour une mobilité sereine et durable", rapporte RTL. L’association a d’ailleurs déposé une requête auprès du Conseil d’État pour protester contre les ralentisseurs qui ne respectent pas les normes. La France en possède 450 000.

L’installation de ces ralentisseurs est régie par un décret datant de 1994. Selon ce texte, il est interdit d’installer un dos-d’âne proche d’un hôpital ou d’une caserne de pompiers, mais également sur une route qui voit passer plus de 3 000 véhicules par jour, ou qui est empruntée par des bus. Ils doivent être installés uniquement sur des routes où la limitation de vitesse est à 30km/h et sur une hauteur qui ne dépasse pas 10 cm.

Les coussins berlinois dans le viseur

L’association met aussi en garde sur les nuisances sonores, les fissures de certaines maisons et les émissions de CO2 en hausse de 30 % selon une étude de la Ligue de défense des conducteurs. Un "flou juridique" sur certains ralentisseurs, notamment les coussins berlinois, est dans le viseur de l’association "Pour une mobilité sereine et durable". "Ces coussins fabriqués à base de caoutchouc d'occasion sont dangereux, et rallongent la distance de freinage par 3 à 30 km/h. Avec des chutes fréquentes pour les cyclistes et les motards", estime Thierry Modolo-Dominati. Il appelle à ce que l’intégralité des ralentisseurs soient remis aux normes.

publié le 4 octobre à 10h36, Lilian Moy, 6Medias

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