Un texte présenté à l'Assemblée pour la reconnaissance du Covid long

Un texte présenté à l'Assemblée pour la reconnaissance du Covid long
Le covid-lon toucherait 10 à 15 % des personnes infectées

publié le mercredi 17 février 2021 à 08h25

 Le texte présenté ce mercredi à l'Assemblée nationale doit permettre de reconnaître de cette maladie qui handicape de nombreux malades du Covid, plusieurs mois après l'infection.  

Une proposition de résolution pour la reconnaissance du Covid long est présenté mercredi 17 février à l'Assemblée nationale.

Le texte est notamment porté par le député de la Loire Julien Borowczyk et la députée de l'Hérault Patricia Mirallès, elle-même infectée par le virus en mars 2020 et souffrant encore aujourd'hui de nombreux symptômes. "Très vite, j'ai eu des inflammations au niveau des mains, des articulations - surtout au niveau du corps - j'ai perdu le goût, l'appétit - d'ailleurs l'appétit n'est toujours pas revenu, je ne sais pas ce que c'est d'avoir faim aujourd'hui. Je m'oblige à manger, mais je n'ai plus faim", a-t-elle expliqué mardi sur le plateau de LCP.  




"Le Covid long est défini par l'ensemble des manifestations tardives survenant après une infection par SARS-CoV 2. La prévalence du long COVID est inconnue mais certains auteurs rapportent que jusqu'à 10-15 % des patients continuent d'avoir des symptômes trois semaines après le début de la maladie", explique l'Ap-HP dans un communiqué de presse publié le 3 décembre 2020. Parmi les nombreux symptômes décrits par les patients, les principaux sont la fatigue, les maux de tête, un brouillard mentale et des difficultés respiratoires notamment.  

"Je n'ai aucun traitement"

Les symptômes de Patricia Mirallès ne se sont jamais arrêtés, "cela s'aggrave même", précise-t-elle. "Dans mon malheur, j'ai eu la chance d'être hospitalisée. J'ai donc bénéficié d'un parcours, avec un infectiologue qui me suit qui me fait passer des examens pour lesquels on élimine à chaque fois des maladies rhumatoïdes ou des maladies connues. On ne trouve pas et je n'ai aucun traitement qui me soulage", explique la députée.


Avec ce texte, elle veut mettre fin à "l'errance médicale des patients" souvent en arrêt maladie. "Quand une maladie dure longtemps, comment un médecin peut justifier d'un arrêt maladie s'il ne comprend pas, si la personne lui dit : 'je suis essoufflé', mais quand vous passez un examen chez un pneumologue, on vous dit : 'non, ça va '".  


Outre le fait de poser un cadre législative, Patricia Mirallès veut aussi rassurer des patients et leur permettre d'être reconnus. "Le fait de pouvoir dire Covid long, cela laisse entendre qu'on peut avoir des symptômes qui dure après une infection au Covid. C'est une reconnaissance de cette nouvelle maladie que l'on ne connaît pas. C'est un cadre qui est posé", poursuit-elle.

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