Un terroriste du Bataclan exposé dans un "Musée des martyrs" à Berlin

Un terroriste du Bataclan exposé dans un "Musée des martyrs" à Berlin
Le Bataclan le 13 novembre 2016, un an après les attentats
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Orange avec AFP, publié le lundi 04 décembre 2017 à 08h20

Dans la capitale allemande, une oeuvre artistique présente des portraits de personnes "mortes pour leurs convictions". Dans cette installation, se côtoient des figures de la non-violence comme Martin Luther King, mais aussi Ismaël Mostefaï, l'un des trois assaillants du Bataclan, selon Le Parisien.



L'exposition fait grand bruit. À Berlin, deux artistes exposent actuellement une oeuvre consacrée aux personnes qui se sont battues jusqu'à la mort pour leurs idées. Baptisée le "Musée des martyrs", l'installation met en lumière une série de personnes "mortes pour leurs convictions", selon Le Parisien, qui relaie une information révélée par le magazine allemand Bild. Parmi les portraits exposés, outre le philosophe Socrate et d'autres personnalités, des visiteurs ont remarqué la présence d'Ismaël Mostefaï. Le problème est que cet homme a fait partie du commando ayant pris d'assaut le Bataclan, le 13 novembre 2015.



Aux côtés du jihadiste français, on retrouve également l'un des instigateurs de l'attentat du 11 septembre 2001, l'Égyptien Mohammed Atta, ou encore les auteurs des attaques à la bombe perpétrées à Bruxelles en mars 2016. Le mélange des genres passe mal. En France, Nicolas Dupont-Aignan a dénoncé une "injure aux victimes de l'islamisme" sur Twitter. Le député LR Eric Ciotti a également réagi sur les réseaux sociaux : "Au #Musée des Martyrs à #Berlin, une exposition met à l'honneur Socrate, Martin Luther King, Sainte Apolline...Et Ismaël Omar #Mustafaï, l'un des terroristes islamistes de #Paris ayant assassiné 89 personnes le 13 novembre 2015 au #Bataclan. HONTEUX !".



Outre-Rhin, un cadre de l'AfD, parti d'extrême droite allemand, compte porter plainte contre les créateurs de l'exposition. L'ambassade de France a, pour sa part, exprimé sa "consternation". Les deux artistes danois à l'origine de l'oeuvre
"ont cherché à élargir le concept du martyr", a simplement expliqué la responsable de l'association en charge de l'exposition, Ricarda Ciontos. Selon elle, les artistes souhaitaient présenter des personnalités "au-delà de tout jugement de valeur".

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