Un surveillant de prison du Tribunal de grande instance de Paris exfiltré pour radicalisation

Un surveillant de prison du Tribunal de grande instance de Paris exfiltré pour radicalisation
Le TGI de Paris, le 17 avril 2018.

Orange avec AFP-Services, publié le jeudi 07 novembre 2019 à 12h18

Depuis l'attaque à la préfecture de Paris, qui a coûté la vie à quatre fonctionnaires, une vigilance renforcée a été mise en place pour repérer les fonctionnaires radicalisés en France. 

Un surveillant de prison connu pour sa radicalisation travaillait au Tribunal de grande instance (TGI) de Paris, révèlent ce jeudi 7 novembre Franceinfo et Le Figaro. L'homme, qui était affecté depuis quelques mois à "la souricière", où sont accueillis les détenus en attente d'être jugés, a été exfiltré il y "une quinzaine de jours" afin qu'il ne soit plus en contact direct avec des détenus. 




Selon Le Figaro, l'exfiltration a été exigée par le procureur de Paris, Rémy Heitz, en personne. La direction interrégionale de l'administration pénitentiaire a ainsi discrètement muté l'agent dans des services administratifs "sans lien direct et habituel avec des personnes détenues".

L'homme était déjà connu pour sa radicalisation et faisait l'objet d'une surveillance du renseignement pénitentiaire avant même d'être nommé au TGI, selon le quotidien. 

Rémy Heitz aurait demandé à la suite de cet épisode une attention accrue sur ces dérives et exigé un criblage plus serré sur le recrutement et les profils des agents amenés à travailler au tribunal. 




Depuis l'attaque à la préfecture de Paris le 3 octobre dernier, qui a coûté la vie à quatre fonctionnaires, une vigilance renforcée a été mise en place pour repérer les fonctionnaires radicalisés en France. Depuis cette date, sept policiers ont été "désarmés", a annoncé la semaine dernière le préfet Didier Lallement.

 

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