Un second confinement total coûterait 2 à 2,5 points de PIB par mois à la France

Un second confinement total coûterait 2 à 2,5 points de PIB par mois à la France
Un restaurant fermé à Paris le 16 mars 2020, lors du premier confinement.

, publié le mercredi 28 octobre 2020 à 11h07

Alors que l'hypothèse d'un reconfinement se profile et avec lui des conséquences économiques, le ministre délégué en charge des Comptes publics Olivier Dussopt a assuré mercredi que si une telle mesure était décidée, le gouvernement renforcerait encore le soutien aux entreprises les plus touchées.

Face à l'aggravation de l'épidémie de Covid-19, Emmanuel Macron doit décider et annoncer mercredi 28 octobre aux Français d'impopulaires nouvelles restrictions qui pourraient aller jusqu'au reconfinement du pays, toutefois moins strict qu'au printemps.  "L'objectif principal, c'est la santé publique.

Nous travaillons actuellement sur toutes les hypothèses", a affirmé mercredi matin sur Sud Radio le ministre  délégué en charge des Comptes publics Olivier Dussopt. 




"Nous préparons les dispositions pour accompagner l'économie quelle que soit la nature des décisions prises", a-t-il par ailleurs assuré. En effet, un confinement total coûterait 2 à 2,5 points de PIB par mois à l'économie française. "C'est plus de 10 milliards d'euros de dépenses d'intervention et c'est au moins 10 milliards d'euros de perte de recettes fiscales", a expliqué le ministre, précisant que depuis le début de la crise, l'Etat avait engrangé 70 milliards d'euros de recettes fiscales en moins.
 
Si le reconfinement était décidé, le gouvernement renforcerait encore le soutien aux entreprises les plus touchées, a assuré Olivier Dussopt. 

Cela conduirait aussi le gouvernement a aggraver ses prévisions économiques pour 2020 : il table pour l'instant sur une récession de 10% et un déficit public de plus de 10,2%. "Nous avions dit que 2020 se terminerait avec une récession, une croissance négative de 10%", prévision jugée pessimiste par certains. "Nous avions été prudents. Aujourd'hui, l'épidémie que nous vivons montre que nous avons eu raison d'être prudents", s'est réjouit Olivier Dussopt qui a estimé qu'il était "trop tôt"pour donner de nouvelles hyothèses sur de futures modifications aux prévisions de croissance pour 2020 et 2021. "Si nous avons à la fin de l'année une prévision très différente, nous réactualiserons", précise-t-il. Pour autant, les plans de relance et les prévisions pour 2021 sont maintenus, "car c'est essentiel de relancer l'activité économique". 

 

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