Un réseau de mariages blancs démantelé dans les Ardennes, six personnes mises en examen

Un réseau de mariages blancs démantelé dans les Ardennes, six personnes mises en examen©Lionel BONAVENTURE / AFP

, publié le samedi 20 février 2021 à 09h10

"Entre 25 et 30 mariages blancs étaient organisés chaque année dans les Ardennes, la Marne et en région parisienne", a indiqué une source proche de l'enquête. 

Ils sont soupçonnés d'avoir organisé plusieurs centaines de mariages blancs, facturés en moyenne 23.000 euros. Six personnes ont été mises en examen vendredi 19 février après le démantèlement, dans les Ardennes, d'un réseau de mariages blancs qui "visaient à l'obtention de titres de séjour, à bénéficier d'une protection contre une mesure d'éloignement ou tout simplement à acquérir la nationalité française". 



La femme qui dirigeait le réseau, une "super wedding-planneuse" (organisatrice de mariages, ndlr), a été placée en détention provisoire. Les autres mis en examen, dont des membres de sa famille, ont été placés sous contrôle judiciaire. Une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Charleville-Mézières.

"Entre 25 et 30 mariages blancs étaient organisés à l'année, dans les Ardennes, la Marne et en région parisienne", a expliqué une source proche de l'enquête. Au total, les gendarmes de la section de recherches de Reims soupçonnent le groupe d'avoir organisé "plusieurs centaines" d'unions frauduleuses, mais n'ont pu retenir que 88 mariages suspects sur la période non prescrite, entre 2016 et 2021.

Sur les 23.000 euros facturés au ressortissant étranger, l'organisatrice empochait 13.000 euros et le faux époux français 8.000. A cela s'ajoutait le coût des faux documents à fournir, livrés en kits, pour prouver la prétendue communauté de vie, comme des fausses factures de téléphone. Lors des perquisitions, 13.000 euros en liquide ont été saisis, ainsi que des robes de mariées.

"Ces mariages blancs visaient à l'obtention de titres de séjour, à bénéficier d'une protection contre une mesure d'éloignement ou tout simplement à acquérir la nationalité française", a détaillé la source proche. Les différentes préfectures concernées ont été informées pour qu'elles puissent lancer des procédures d'annulations des unions.

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