Un quatrième homme en garde à vue dans l'enquête sur l'attaque de Rambouillet

Un quatrième homme en garde à vue dans l'enquête sur l'attaque de Rambouillet
Une patrouille devant le lieu de l'attaque au couteau de Rambouillet le 23 avril 2021.

publié le samedi 24 avril 2021 à 19h45

L'individu est issu de l'entourage de l'assaillant.


Ce quatrième homme est en garde à vue depuis le début de la mi-journée, et son domicile de cette personne a été perquisitionné.

Selon une source proche du dossier, il s'agirait d'un membre de la famille du meurtrier Jamel Gorchene. Son logement est situé en Seine-Saint-Denis, a précisé une seconde source proche de l'enquête. 

Les premières gardes à vue de trois personnes, qui avaient débuté vendredi en fin de journée, se poursuivaient samedi après-midi.

Il s'agit du père de l'assaillant et de deux personnes qui l'ont hébergé, l'une récemment à Thiais (Val-de-Marne) et l'autre à son arrivée en France en 2009, a indiqué une source proche du dossier. 

Les domiciles du père, situé à Rambouillet, où Jamel Gorchene avait déménagé, et du logeur avaient été perquisitionnés vendredi.

Un hébergement suspect

D'après la source proche de l'enquête, les deux personnes interrogées avec le père forment un couple qui aurait domicilié l'assaillant "au moins administrativement" dans le Val-de-Marne. 

Jamel Gorchene, un ressortissant tunisien de 36 ans titulaire d'une carte de séjour, avait mortellement poignardé à la gorge une fonctionnaire de police, Stéphanie M., dans l'entrée du commissariat de Rambouillet vendredi en début d'après-midi.


L'assassin, tué par les tirs d'un policier, aurait crié "Allah Akbar" lors de son attaque, ont rapporté des témoins. Selon le procureur antiterroriste, Jean-François Ricard, il a effectué des "repérages" avant de passer à l'acte.

Dans son téléphone, les enquêteurs ont découvert des "nasheeds", des chants religieux musulmans, désormais fréquemment utilisés pour la propagande jihadiste, a précisé la source proche de l'enquête.  

Pour cerner son profil et déterminer ses motivations, les enquêteurs de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) et de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), chargés des investigations, vont multiplier les auditions parmi ses proches, connaissances et collègues. Cette pratique systématique de l'antiterrorisme après chaque attentat n'entraîne pas nécessairement de poursuites.

Le parquet national antiterroriste a ouvert une enquête pour "assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste".

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