Un islamiste radical assigné à résidence récupère son droit au RSA

Un islamiste radical assigné à résidence récupère son droit au RSA
Un fourgon de police (illustration)

publié le vendredi 07 octobre 2016 à 14h54

Vis à vis de la règle stricte, rien de répréhensible. Un islamiste radical, assigné à résidence après les attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis dans le cadre de l'état d'urgence, perçoit le RSA depuis le 1er juillet dernier.

Farouk Ben Abbes, Belgo-Tunisien de 31 ans soupçonné d'appartenir à la mouvance islamiste radicale, bénéficie à nouveau du revenu de solidarité active. Selon Le Parisien, qui révèle l'information ce vendredi 7 octobre, cette aide lui avait été coupée en mars et mai lors de son placement en détention. Il avait été incarcéré pour des manquements à ses obligations d'assigné à résidence.

"SA DANGEROSITÉ SUPPOSÉE NE FAIT PAS PARTIE DES CRITÈRES"

Son dossier de demande de RSA, bouclé fin juillet, a été accepté par la Caisse d'allocations familiales de Haute-Garonne. Une fois la régularité de la demande confirmée, le conseil départemental a validé la reprise de l'octroi du RSA à Farouk Ben Abbes, avec effectif rétroactif au 1er juillet. "Il remplissait toutes les conditions, notamment celle d'être ressortissant de l'Union européenne. Sa dangerosité supposée ne fait pas partie des critères prévus par les textes", explique une source proche du dossier interrogée par Le Parisien.


Proche de Fabien Clain (la "voix des attentats du 13 novembre" qui avait revendiqué les attaques perpétrées à Paris et Saint-Denis), Farouk Ben Abbes avait été mis en examen dans le cadre d'une enquête ouverte en 2009 sur un projet d'attentat visant la salle de spectacles du Bataclan. En 2012, un non-lieu avait été prononcé, faute de charges suffisantes.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.