Un générique contre le cancer du sein responsable du décès de cinq patientes ?

Un générique contre le cancer du sein responsable du décès de cinq patientes ?
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Orange avec AFP, publié le mercredi 15 février 2017 à 21h17

Sommes-nous face à un nouveau scandale sanitaire ? Un médicament générique contre le cancer du sein pourrait être responsable de la mort de plusieurs patientes. C'est ce que révèle Le Figaro dans un article publié ce mercredi 15 février.

"Au moins six personnes sont décédées en France en 2016 alors qu'elles étaient traitées avec un médicament générique", affirme le quotidien. En cause ? Le Docétaxel, générique du Taxotère, mis sur le marché en 1995 réputé très efficace pour traiter à un stade peu avancé les cancers, cancers du sein notamment.



Dans un communiqué publié sur le site de l'ANSM, l'Agence nationale de santé publique a confirmé l'information mais précise que cinq personnes étaient décédées et non six, comme l'indique Le Figaro. "L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a été informée de la survenue de 6 cas d'entérocolites (inflammation de la muqueuse de l'estomac et de l'intestin, ndlr) sur terrain neutropénique, dont 5 ayant conduit au décès, chez des patientes traitées par docétaxel. Tous ces cas concernaient des femmes, âgées de 46 à 73 ans, atteintes d'un cancer du sein. Une enquête de pharmacovigilance, ouverte en septembre dernier, est en cours de finalisation." Elle ajoute que les résultats de l'enquête seront présentés "au Comité technique de pharmacovigilance (CTPV) du 28 mars 2017". Une lettre, également disponible sur le site de l'ANSM a également été adressée aux professionnels de santé. "Le paclitaxel peut constituer une alternative au docétaxel. Cependant, aucune recommandation n'est formulée à date en l'absence d'éléments complémentaires d'investigation permettant d'évaluer le rapport bénéfice / risque dans le cadre du traitement du cancer du sein", conclut la lettre.

Selon un document confidentiel qu'a pu consulter Le Figaro, "il ne semble pas qu'une erreur d'administration ait été commise". Par ailleurs, différents lots du médicament sont mis en cause dans les décès et sur différents sites de traitements des cancers. Les cinq décès ont eu lieu à l'Institut Gustave-Roussy (IGR), Villejuif (Val-de-Marne), à Rennes et une à l'institut Curie. "C'est probablement plus en réalité", confie un responsable de l'ANSM au Figaro.

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