Un détenu, poursuivi dans l'attentat de Nice, se suicide en prison

Un détenu, poursuivi dans l'attentat de Nice, se suicide en prison
Une gardienne à la prison de Vendin-le-Vieil, le 4 mai

Orange avec AFP, publié le mardi 12 juin 2018 à 12h45

L'homme, âgé de 38 ans, s'est donné la mort dans sa cellule de Fleury-Mérogis, vendredi 8 juin. Il était soupçonné d'avoir eu des liens avec les organisateurs de l'attentat du 14 juillet 2016 sur la promenade des Anglais.

Le corps d'Aleksander Hasalla "a été retrouvé pendu avec un lacet dans sa cellule" de la prison de Fleury-Mérogis dans l'Essonne, a indiqué le parquet d'Evry mardi 12 juin, confirmant une information de Libération. Le détenu, un Albanais vivant entre la France et l'Italie, s'est donné la mort vendredi 9 juin. Il était accusé d'avoir fourni un pistolet automatique et une kalachnikov qui auraient servi à Mohamed Lahouaiej Bouhlel, l'homme qui a foncé sur la foule au volant d'un camion le 14 juillet 2016 à Nice, tuant 86 personnes et en blessant 450 autres.

Aleksander Hasalla était soupçonné d'avoir donné des armes à un couple d'Albanais, qui les avaient ensuite vendues à un proche du tueur. L'homme avait été mis en examen pour complicité d'association de malfaiteurs et pour infraction à la législation sur les armes en lien avec une entreprise terroriste.

Emprisonné depuis décembre 2016, l'homme était seul en cellule mais n'était pas à l'isolement. Sa détention provisoire avait été prolongée au début du mois, a précisé le parquet. Des liens avec la mouvance islamiste n'avaient pu être établis et la qualification terroriste de son dossier était sur le point d'être abandonnée.

Il s'agit du deuxième suicide en prison d'un détenu poursuivi pour des faits de terrorisme. En 2015, Yassin Salhi, lui aussi incarcéré à Fleury-Mérogis, s'était donné la mort dans sa cellule après avoir décapité son patron et attaqué un site gazier en Isère. 

Samedi 9 juin, la ville de Nice a tenu son tout premier feu d'artifice depuis l'attaque du 14 juillet. 

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