Un couple devant les assises de la Sarthe pour la mort de leur fillette empoisonnée

Un couple devant les assises de la Sarthe pour la mort de leur fillette empoisonnée

Un couple de Champagné comparaît à partir de lundi devant les assises de la Sarthe pour administration de substances nuisibles ayant entraîné la mort de leur fillette de 13 mois

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AFP, publié le dimanche 10 décembre 2017 à 11h23

Un couple de Champagné comparaît à partir de lundi devant les assises de la Sarthe pour administration de substances nuisibles ayant entraîné la mort de leur fillette de 13 mois.

La petite Maëlyne est décédée dans la nuit du 27 au 28 février 2015 après avoir été accueillie aux urgences pédiatriques de l'hôpital du Mans. Vers 19H30, le père avait appelé les secours, expliquant que sa fille avait fait un malaise après avoir bu un verre de rosé laissé par un invité.

Mais cette thèse a été rapidement écartée par les enquêteurs, car les prélèvements analysés ont révélé  la présence de médicaments en dose toxique dans le corps de l'enfant, à savoir des molécules habituellement prescrites à des adultes souffrant de dépression. 

Un mois après le décès de la fillette, les parents étaient interpellés et mis en examen du chef d'accusation d'empoisonnement d'un mineur de 15 ans, puis placés en détention.

L'instruction n'a pas établi la volonté de tuer. Le couple est poursuivi pour administration de substances nuisibles ayant entraîné la mort sans intention de la donner et pour administration de substances nuisibles sans incapacité.

En effet, l'autre fillette du couple, alors âgée de 3 ans, aurait également subi le même traitement de la part de parents dépassés et en grande précarité, entre décembre 2014 et février 2015. Les médicaments auraient été directement placés dans le biberon des deux fillettes pour faciliter leur sommeil.

La mère, âgée de 27 ans, "ne reconnaît pas son implication dans les faits", précise son avocate, Me Hélène Braud. Âgé de 43 ans, le père "clame son innocence depuis le premier jour de cette affaire", souligne son défenseur, Me Jonathan Proust.

Me Philippe Sadeler, qui défend les intérêts de la petite survivante, souhaite que "ce procès fasse éclater la vérité".

Le procès est prévu jusque vendredi.

cor/mcl/bma  

 
4 commentaires - Un couple devant les assises de la Sarthe pour la mort de leur fillette empoisonnée
  • En tant que parents, nous avons été à la naissance de notre 2ème fils complètement déboussolés.
    Dès la maternité, avons alerté : aide soignant;sage femme, pédiatre de la maternité :bébé pleurait systématiquement h après la tétée et faisait des bruits étranges de déglutition.
    Sommes retournés consulter en pédiatrie au bout d'un mois
    Sommes allés consulter à la PMI... avons vu deux pédiatres...
    à chaque fois on nous envoyait balader... soit disant la maman trop stressée... bébé pleurait H24, on ne dormait plus !
    notre chance a été notre généraliste qui a détecté un reflux aux 3 mois du bébé, parce que sinon, tout le monde finissait épuisé de ne plus dormir!
    parce que le congé de maternité fini, je ne sais même pas comment mon épouse aurait pu gérer la reprise du boulot et les pleurs du fiston deux heures sur trois...
    Merci à notre généraliste, cela aurait peut etre fini autrement sans son écoute.

    La dernière phrase elle est horrible ! Vous défendez des parents qui empoisonnent leur bébé pour plus l'entendre pleurer , en sous entendant que vous auriez pu faire pareil ? C'est abominable...

  • lui est innocent et elle pas impliquée, visiblement ces fillettes prenaient seules ce traitement pour ne pas voir ce qui les entourait. on est mal, patron, on est mal ! ! ! !

  • le père risque tout mais la mère va peut être épargnée car elle va être présentée comme une victime

  • jadis ce genre d'accident était monnaie courante, on droguait ou saoulait les bébés pour être tranquille, surtout dans les campagnes.

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