Un chef appelle les restaurateurs à rouvrir le 1er février

Un chef appelle les restaurateurs à rouvrir le 1er février
Les restaurants ont été contraints de refermer leurs portes le 30 octobre 2020.

, publié le jeudi 14 janvier 2021 à 15h10

Restaurateur du Doubs, Stéphane Turillon appelle à "la désobéissance civile" et à la réouverture des restaurants le 1er février, pourtant prévue par l'exécutif au mieux mi-février. Un appel qui pourrait être suivi par de nombreux confrères. 

Prévue le 20 janvier, la réouverture des bars et restaurants a été repoussée la semaine dernière à la mi-février dans le meilleur des cas.

Une décision à laquelle s'attendaient les restaurateurs, mais qui n'en reste pas moins un coup de massue. Avant même l'annonce du Premier ministre Jean Castex, le chef Stéphane Turillon, propriétaire de l'établissement "La Source Bleue" à Cusance, dans le Doubs, appelait début janvier dans une vidéo postée sur Facebook tous ses confrères à rouvrir dès le 1er février, quelle que soit la décision du gouvernement.



"On sait qu'on ne va pas rouvrir avant le 20 donc maintenant il faut se révolter, faire la révolution", a-t-il harangué. "Moi, par défiance, je vais ouvrir mon restaurant. Vous ferez comme vous voulez mais ici je suis chez moi. Alors si vous voulez venir me fermer, venez", a-t-il lancé. "Hôteliers, restaurateurs, bars, discothèques, ouvrez, ouvrez tous en même temps ! Au pire des cas on va chopper quoi ? 15 jours de fermeture administrative ? De toutes façon on est déjà dans la pandémie, au pire des cas on est fermé", a-t-il insisté. Une vidéo partagée 14.000 fois, rapporte jeudi 14 janvier franceinfo. 

"J'appelle à une désobéissance civile aux lois liberticides que l'Etat nous impose ! J'appelle Macron à venir faire la cuisine à ma place !", a répété jeudi matin M. Turillon sur le plateau des Grandes Gueules sur RMC. "Le 1er février on va rouvrir, les renseignements généraux sont au courant ! Les normes sanitaires seront respectées, nous ne sommes pas inconscients !", a-t-il insisté, assurant que cela se passerait "sans casse". 



Le mouvement sera-t-il suivi ? L'événement créé sur Facebook rassemblait jeudi 580 participants et un millier de personnes intéressées. Auprès de franceinfo, Marie, co-propriétaire d'un restaurant à Marignane dans les Bouches-du-Rhône, explique que son établissement sera bien ouvert le 1er février. Mais seulement ce jour-là. "C'est comme manifester dans la rue. Mais nous, restaurateurs, on n'a pas beaucoup de poids et on n'arrive pas beaucoup à rassembler. C'est un acte militant", justifie-t-elle.

Une manifestation que n'approuve pas l'Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie (UMIH). "Nos professions sont à bout de souffle aujourd'hui. À l'UMIH, nous sommes une organisation responsable. On ne va pas soutenir une opération de désobéissance civile qui les mettrait encore au plus mal. Notamment des fermetures administratives plus longues que ce que la crise du covid-19 nous impose", a déploré le président du syndicat Roland Heguy sur franceinfo. 

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