Un avion Bordeaux-Naples se dépressurise en plein vol

Un avion Bordeaux-Naples se dépressurise en plein vol
Un avion de la compagnie Volotea

Orange avec AFP, publié le samedi 28 juillet 2018 à 15h17

Un avion de la compagnie Volotea devant relier Naples à Bordeaux a dû se poser en urgence le jeudi 26 juillet à l'aéroport Lyon-Saint-Éxupéry à cause de la dépressurisation de sa cabine.

Grosse frayeur pour les 148 passagers de ce vol Naples-Bordeaux. Leur Airbus A-319 a été contraint d'atterrir en urgence peu avant 16h jeudi à Lyon.

"D'abord, on a eu l'impression que les moteurs ralentissaient et que l'avion se mettait à planer", a témoigné auprès de Sud Ouest l'un des passagers qui se trouvait à bord. "Et puis on a vu que l'équipage se tendait. Un steward s'est mis à hurler sur une hôtesse de s'asseoir et d'attacher sa ceinture. Ils étaient blêmes. Mais personne ne nous disait ce qu'il se passait. ça a duré une grosse demi-heure, sans la moindre explication".



"Nous avons eu mal aux tympans"

"Nous avons ressenti des turbulences trente minutes avant notre atterrissage", a expliqué à France 3 une autre passagère. "Nous avons eu mal aux tympans et tous les passagers se tenaient la tête. Nous avons compris que quelque chose n'allait pas car l'avions descendait vraiment trop tôt pour atterrir à Bordeaux".



L'avion s'est posé sans dommage. Un bus a été affrété par la compagnie pour transférer les passagers jusqu'à Bordeaux, qui sont finalement arrivés dans la matinée de vendredi en Gironde. Un dîner leur a été offert sur une aire d'autoroute dans la soirée, précise France Bleu. Après vérification de l'appareil, la compagnie a évoqué "l'activation d'une décharge de soupape qui, selon nos procédures de sécurité les plus élevées, nous a obligé à atterrir".

La cabine des avions est pressurisée au-delà de 3.000 mètres d'altitude. Cela permet de créer des conditions atmosphériques identiques à celles au sol. Un avion vole généralement entre 10.000 et 13.000 mètres.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.