Ultragauche : l'atypique et inquiétant profil des suspects interpellés

Ultragauche : l'atypique et inquiétant profil des suspects interpellés  
©Panoramic

, publié le lundi 14 décembre 2020 à 17h25

Après la vague d'arrestations dans la "mouvance d'ultragauche" vendredi 11 décembre, des détails sur le profil des suspects ont été révélés par Le Point. L'enquête est toujours en cours.

Il y a quelques jours, le vendredi 11 décembre, la DGSI a opéré un vaste coup de filet dans la mouvance dite d'ultragauche.

Plusieurs des profils des sept personnes interpellées sont très étonnants et inquiètent la justice. Cette opération antiterroriste a eu pour résultat de mettre en examen certains de ces suspects pour "association de malfaiteurs terroristes", précise Le Point. Le média a pu avoir accès à plusieurs auditions, dans lesquelles on apprend que l'objectif aurait été de s'en prendre aux forces de l'ordre. Les interpellations ont eu lieu dans différentes villes du territoire français, et des perquisitions ont suivi.  



Un voyage en Syrie

Le Point évoque notamment le cas de Florian D., aujourd'hui SDF, et par le passé parti en Syrie, en 2017, combattre pendant plusieurs mois aux côtés d'un groupe affilié au YPG, une branche armée kurde. Il aurait régulièrement tenté de convaincre d'autres militants. Connu pour des faits de violence et de dégradation, il s'entraînait depuis son retour au maniement des armes et des explosifs, utilisant entre autres un club d'airsoft. Ce dernier aurait même préparé des bombes, et avait été mis sur écoute et parfois suivi par les services de renseignement.

Révolution colombienne et spécialiste des feux d'artifice

Il y a également Manuel H., qui se serait rendu en Colombie et qui aurait des liens avec l'ELN, groupe révolutionnaire rival des FARC et que le gouvernement colombien considère comme terroriste, précise le média. Les forces de l'ordre ont retrouvé un livre intitulé "Comment créer et entraîner une unité milicienne" dans ses affaires. Enfin, Le Point mentionne aussi Simon G., habitant à Vitry-sur-Seine et artificier à Disneyland. Un point commun lie chacun de ces suspects : tous auraient constamment essayé de réunir de nouveaux adeptes.  

Après le terrorisme islamiste et d'extrême-droite, cette menace est nouvelle pour le Parquet national antiterroriste (PNAT). Le Point précise qu'il est difficile de savoir si une action violente était imminente, mais que la DGSI, grâce aux écoutes menées, le craignait sérieusement.

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