Ultra-gauche : sept membres sont soupçonnés d'avoir voulu commettre une action violente

Ultra-gauche : sept membres sont soupçonnés d'avoir voulu commettre une action violente©LOIC VENANCE / AFP

, publié le vendredi 11 décembre 2020 à 16h48

Neuf personnes ont été interpellées mardi en région parisienne, dans l'agglomération toulousaine et en Dordogne. Deux d'entre elles ont été relâchées.

Sept membres de l'ultra-gauche sont soupçonnés d'avoir voulu préparer une action violente, avec armes et engins explosifs.

Ils étaient ce vendredi 11 décembre en cours de présentation à un juge d'instruction en vue d'une mise en examen pour "association de malfaiteurs terroriste", selon une source judiciaire, confirmant une information de BFMTV.


Toujours selon cette source, neuf personnes ont été interpellées mardi en région parisienne, dans l'agglomération toulousaine et en Dordogne, dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en avril. Deux d'entre elles ont été relâchées sans poursuite à ce stade.

Lors des perquisitions, des armes et des produits pouvant entrer dans la composition d'engins explosifs ont été retrouvés, selon une source proche du dossier. Ces personnes "sont soupçonnées d'avoir voulu préparer un passage à l'acte violent et notamment, possiblement, de s'en prendre à des policiers. Ce projet reste encore à déterminer", a expliqué la journaliste de BFMTV. Une source proche du dossier a confirmé à l'AFP qu'il était encore trop tôt pour dire si ces personnes voulaient attaquer des policiers.

Des attaques en 2008 et 2017

Le député LR Eric Ciotti a aussitôt réagi à l'annonces de ces arrestations sur son compte Twitter. "Des terroristes d'extrême gauche voulaient s'en prendre à des policiers ! Ils s'attaquent à l'uniforme de la République qui est le dernier obstacle à leur dictature et leur soif de chaos", a-t-il écrit.

Avant cette affaire, la dernière saisine connue de la justice antiterroriste pour des faits liés à l'ultra-gauche remonte à l'affaire de Tarnac en 2008, pour des soupçons de sabotage de lignes TGV. Mais les qualifications terroristes, objet d'un âpre débat, avaient été abandonnées par la justice avant le procès.

Fin 2017, la revendication par des groupes d'ultra-gauche de trois incendies de casernes de gendarmerie avaient suscité des déclarations inquiètes de l'exécutif sur une possible résurgence de velléités terroristes de cette mouvance.

Début 2020, le procureur de Grenoble avait demandé, en vain, au parquet antiterroriste de se saisir des actions revendiquées par l'ultra-gauche, une quinzaine d'incendies dans sa région commis en trois ans, visant la gendarmerie et différentes institutions (mairie, église, services publics).

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