Troisième dose de vaccin anti-Covid : l'exécutif précisera "la semaine prochaine" qui sont les personnes concernées

Troisième dose de vaccin anti-Covid : l'exécutif précisera "la semaine prochaine" qui sont les personnes concernées©JOEL SAGET / AFP

publié le mardi 03 août 2021 à 16h40

"Il sera possiblement nécessaire de revacciner un certain nombre de personnes de type résidents d'Ehpad, personnes de plus de 80 ans, personnes à très haut risque de forme grave, dès neuf mois après leur première injection", a indiqué le ministère de la Santé.

La France va-t-elle proposer une troisième injection de vaccin contre le Covid-19 aux personnes les plus fragiles ? Confrontés à la quatrième vague épidémique, plusieurs pays tels que l'Allemagne, la Suède, Israël et le Royaume-Uni ont d'ores et déjà décidé d'injecter une dose supplémentaire aux populations les plus âgées et vulnérables. Si l'Hexagone n'a pas encore tranché, des arbitrages seront rendus "la semaine prochaine".

"On n'a pas aujourd'hui d'arbitrage, ni même de vision tout à fait stabilisée sur les personnes qui seraient susceptibles de se voir proposer une troisième dose à la rentrée", a indiqué mardi 3 août le ministère de la Santé lors d'un point hebdomadaire sur la campagne de vaccination, avant d'ajouter que ces arbitrages "seront rendus en principe la semaine prochaine". 



"On commence à avoir un consensus scientifique" sur un possible "affaiblissement des réflexes immunitaires" chez certaines personnes "autour de neuf mois après la première injection", a expliqué le ministère. "Et donc il sera possiblement nécessaire de revacciner un certain nombre de personnes de type résidents d'Ehpad, personnes de plus de 80 ans, personnes à très haut risque de forme grave, dès neuf mois après leur première injection, ce qui possiblement pourrait avoir lieu dès septembre", a-t-il détaillé.

Emmanuel Macron avait annoncé le 12 juillet qu'une "campagne de rappel" allait commencer "début septembre" pour les personnes vaccinées "en janvier et février", sans en préciser le contour exact. Il s'appuyait sur deux avis du Conseil scientifique et du Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale (COSV) publiés début juillet.

Tous deux qualifient de "raisonnable" laproposition d'un "rappel de vaccination chez les personnes de plus de 80 ans résidant en Ehpad ou à domicile" malgré des données "encore limitées", "compte tenu des premières études montrant une baisse du niveau des anticorps plus précoce dans cette population et l'impact important possible sur le système de soins". 

Le COSV recommande d'y ajouter les personnes atteintes d'une pathologie les exposant à un "très haut risque de développer une forme grave de Covid" et mentionne des "données complémentaires" à venir, en provenance d'une étude en cours à Montpellier "sur le niveau et la durée de la protection conférée par la vaccination chez les personnes âgées".

Cet éventuel rappel vaccinal pourrait-il concerner l'ensemble de la population, au-delà des personnes fragiles ? Interrogé sur la question, le ministère a indiqué que c'était "un des sujets sur lesquels la HAS (Haute autorité de Santé) doit se prononcer dans un avis attendu fin août". 

Le 16 juillet, l'institution avait indiqué qu'il n'y avait "pas lieu pour le moment" de proposer une troisième dose à l'ensemble de la population, faute de "données disponibles". Lundi, le président du conseil d'orientation de la stratégie vaccinale, Alain Fischer, estimait également que pour l'ensemble de la population, "on peut attendre un peu et voir quelles seront les données sur la persistance de l'immunité".

Actuellement, une troisième dose n'est préconisée que pour les personnes immuno-déprimées, telles que les personnes ayant reçu une greffe d'organes et suivant un traitement anti-rejet. A ce jour, "84.000 troisièmes injections" ont été réalisées dans ce cadre, a précisé le ministère.
 

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