Transports en commun franciliens : un abonnement à 24 euros par an pour les enfants

Transports en commun franciliens : un abonnement à 24 euros par an pour les enfants
Le métro parisien, le 10 janvier 2020.

, publié le mardi 21 janvier 2020 à 09h15

Cet abonnement permettra aux enfants âgés de 4 à 11 ans de se déplacer dans toute la région parisienne pour un prix modique. L'abonnement devrait être mis en place dès la prochaine rentrée scolaire.

La présidente d'Île-de-France Mobilités l'a annoncé lundi 20 janvier : un abonnement "junior" permettra aux enfants âgés de 4 à 11 ans d'emprunter tous les transports en commun de la région pour 24 euros par an.

La mesure devrait être mise en place dès le 1er septembre prochain. 

"Suite à de nombreuses remontées de familles en grande couronne (...) j'ai décidé (de) lancer pour septembre prochain un passe junior à petit prix qui permettra aux 4-11 ans pour 24 euros par an de circuler librement sur le réseau francilien", a déclaré la présidente de l'autorité organisatrice des transports dans la région Valérie Pécresse lors de ses vœux. "Les transports sont gratuits pour les moins de 4 ans, les collégiens, lycéens et étudiants ont le passe Imagine'R, les actifs ont le passe Navigo remboursé à 50% par les employeurs, et nous avons mis en place l'an dernier le Navigo Senior à 50% pour les retraités. Il manquait quelque chose pour les enfants de maternelle et élémentaire", a-t-elle expliqué dans une interview donnée au Parisien.



Si le prix est symbolique, "2 euros par mois", l'élue, qui préside également la région Île-de-France, ne veut "pas céder aux sirènes de la gratuité". "Le transport a de la valeur, il faut donc que subsiste un geste d'achat. C'est un moyen de sensibiliser les jeunes à l'importance d'avoir un titre de transport et de lutter contre la fraude", a-t-elle indiqué.

Cette opération devrait coûter environ 30 millions d'euros par an. Selon Valérie Pécresse, Île-de-France Mobilités compte environ 200.000 abonnés sur les 1,4 million d'enfants de 4 à 11 ans qui habitent la région. Jusqu'à présent, ceux-ci pouvaient acheter un abonnement Imagine'R à 350 euros par an.


Valérie Pécresse s'est par ailleurs réjouie de la future ouverture du prolongement du métro 14, à l'été entre Saint-Lazare et Saint-Ouen, et du nouveau tramway T9, à la fin de l'année entre Paris et Orly. Elle a également demandé à l'État de verser les 400 millions prévus pour les investissements cette année, "sans quoi nous serions obligés de devoir arrêter des projets et renoncer à des nouvelles opérations", et s'est une fois de plus plainte des retards de chantiers. "Les Franciliens peuvent comprendre qu'il faille serrer les dents pendant les travaux, en revanche ils détestent payer les frais de chantiers qui ont été mal gérés", a-t-elle noté, demandant une nouvelle fois un "fonds d'indemnisation des usagers". 

Côté sécurité, l'élue a relevé le déploiement de nouveaux agents de sécurité dans les transports, regrettant le désengagement des forces de l'ordre qui a eu pour conséquence "l'explosion de la délinquance" et notamment la forte hausse des vols à la tire dans le métro. Elle entend "poursuivre les expérimentations (...) sur la reconnaissance faciale" en restreignant son utilisation à "des cas très limités", essentiellement la lutte antiterroriste. "Il ne s'agit absolument pas de développer Big Brother en Ile-de-France!".

Concernant la grève contre la réforme des retraites qui perturbe les transports franciliens, Mme Pécresse a fait le vœu qu'elle "se termine au plus vite et que nous puissions tous dédier notre énergie à améliorer le quotidien des Franciliens". "J'espère que les syndicats prendront conscience de la fatigue et de la souffrance des voyageurs", a-t-elle lancé, jugeant qu'"il faudra tirer les enseignements de ce conflit et des lacunes contractuelles et législatives du service minimum qui ne répond pas aux attentes des voyageurs". Valérie Pécresse a oœvré en janvier pour que les utilisateurs des transports franciliens soient remboursés de leurs abonnements de décembre. 

 

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