Transports en commun en Ile-de-France : Valérie Pécresse promet des efforts sur les lignes les plus chargées

Transports en commun en Ile-de-France : Valérie Pécresse promet des efforts sur les lignes les plus chargées
Valérie Pécresse était au micro de RTL ce mardi 12 mai.

, publié le mardi 12 mai 2020 à 11h02

Certaines lignes de métro et RER sont toujours bondées ce mardi 12 mai. Valérie Pécresse a reconnu, au micro de RTL, "quelques problèmes ponctuels" et promis de monter progressivement l'offre à 100% d'ici le 2 juin.

En ce deuxième jour de déconfinement, mardi 12 mai, certaines lignes des transports en commun en Île-de-France se sont retrouvées, comme la veille, saturées, rendant impossible pour les usagers, trop nombreux, le respect de la distanciation physique.

La présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse (ex-LR) était à l'antenne de RTL ce mardi 12 mai. Elle a assuré que la SNCF et la RATP allaient remonter "progressivement", d'ici au 2 juin, leur "offre à 100% sur toutes les lignes". La priorité devra néanmoins rester à ceux qui travaillent.



D'ici là, "nous allons essayer de mettre les efforts là où ils sont le plus nécessaires, c'est-à-dire sur les 2 ou 3 lignes sur 23 les plus chargées", a-t-elle ajouté, jugeant que "hier, ça s'est globalement passé dans de bonnes conditions, avec évidemment quelques problèmes ponctuels sur un réseau aussi dense".

Lundi, le service n'était assuré qu'à 75% à la RATP et à 60% pour les trains de banlieue de la SNCF. La perturbation du trafic et a fait réagir certains politiques, notamment Marine Le Pen, qui a demandé sur Twitter des "explications sur cette aberration". Eric Coquerel, député La France Insoumise de Seine-Saint-Denis, s'est lui aussi indigné sur les réseaux sociaux de la forte affluence dans les transports en commun en pleine pandémie de Covid-19. "Ce matin toutes les lignes métro et RER venant du 93 étaient bondées. Comme depuis 2 semaines, rien n'a été vraiment anticipé pour acheminer les travailleurs depuis les villes populaires. Qu'on n'incrimine pas ensuite le 'relâchement' pour expliquer la remontée de l'épidémie !", a-t-il dénoncé.

Le télétravail recommandé

Selon Valérie Pécresse, "le facteur limitant, c'est le facteur humain parce que les agents des opérateurs de transports ont des gardes d'enfants à assurer et ils ont aussi des risques de santé, c'est pour ça qu'on n'est pas à 100% aujourd'hui", a-t-elle justifié. Mais, même avec une offre à 100%, "il va y avoir toujours une restriction très forte de la capacité des transports en commun", en raison de "la distanciation sociale obligatoire" qui réduit la capacité d'environ 80%, a-t-elle mis en garde.

"L'attestation employeur (pour les heures de pointe) sera contrôlée et filtrée à l'entrée des gares. L'objectif c'est, si vous n'avez pas de motif de vous déplacer, (que) vous ne prenez pas la place de quelqu'un qui doit aller travailler", a averti Valérie Pécresse, qui a demandé que le filtrage par les policiers et les forces de sécurité démarre dès 6 heures.

"Si on n'arrive pas à faire suffisamment respecter les distanciations sociales, nous sommes toujours sous le couperet d'une fermeture de lignes de train ou de gares si elles sont trop chargées", a-t-elle également mis en garde.

"Je continue d'appeler les Franciliens à télétravailler au maximum jusqu'à l'été, à économiser leur transport et à étaler leurs horaires d'arrivée au bureau, c'est impératif", a-t-elle insisté.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.