Transports en commun en Île-de France : qui sont les bons et les mauvais élèves ?

Transports en commun en Île-de France : qui sont les bons et les mauvais élèves ?
Gare d'Aulnay-sous-Bois le 7 décembre 2016. (Illustration)

Orange avec AFP, publié le lundi 23 octobre 2017 à 18h07

TRANSPORTS. Si presque toutes les lignes de métro atteignent leurs objectifs de ponctualité, les lignes A, D et C du RER subissent régulièrement de gros retards tandis que la B est pénalisée par les travaux du Grand Paris Express.

Ceux qui vivent ou se rendent régulièrement en Île-de-France s'accordent tous sur un point : le ras-le-bol des retards dans les transports en commun.

Mais qu'en est-il vraiment ? Le Parisien dévoile lundi 23 octobre le bilan de ponctualité des transports en commun réalisé par Île-de-France Mobilités (ex-Stif) sur la période janvier-juin 2017. Voici les résultats.

LE BON ÉLÈVE : LE MÉTRO

Les usagers auront du mal à le croire, mais quasiment toutes les lignes de métro atteignent les objectifs de ponctualité, ou à défaut le "seuil minimal" (95 %), fixés par Île-de-France Mobilités. Même la 13, dont la ponctualité s'est même améliorée d'un point et demi en un an pour atteindre 96,3 %.

LE CANCRE : LE RER D

Globalement, aucune ligne de RER n'a atteint ses objectifs de ponctualité. Si le RER E ne s'en sort pas trop mal avec un objectif de 91,9% de ponctualité, toutes les autres lignes accusent d'importants retards. Malgré une petite amélioration, le RER D est le pire de tous avec un taux de ponctualité à 85,2%, talonné de près par la ligne A, la plus fréquentée d'Europe, à 85,3%. La ponctualité s'est néanmoins améliorée d'un point côté RATP. Pour limiter les retards sur le RER A, la SNCF compte sur le pilotage automatique, qui équipera 100 % des trains fin 2018, et la refonte des horaires dès le 10 décembre.

La ponctualité sur les lignes A et D s'est néanmoins améliorée, contrairement à celle de la ligne B qui accuse un recul (86,7% contre 89% en janvier-juin 2016). La faute aux travaux du Grand Paris Express à Arcueil (Val-de-Marne) et les limitations de vitesse qui en découlent. La RATP attend une nette amélioration à partir du 8 novembre, date à laquelle les trains pourront de nouveau circuler à vitesse normale.

Le RER C connaît également une baisse de la ponctualité (86,4% contre 89,1% en janvier-juin 2016), provoquée par les nombreux travaux indispensables au rajeunissement de la ligne, et qui ne s'achèveront qu'en 2025.



LE TRANSILIEN : PEUT MIEUX FAIRE

La ponctualité des Transiliens est très inégale. Seule la ligne K (Paris-Nord-Crépy) dépasse les objectifs de ponctualité (93,3 %), grâce à des rames remplacées en septembre 2016. À l'inverse, les retards sur la ligne H (Paris-Nord-Ouest), la première à être équipée de ces même trains, ont explosé (89% contre 95,5% en 2016). En cause, des "travaux de renouvellement de voies entre Saint-Denis et Saint-Ouen-l'Aumone qui ne se sont pas déroulés comme prévu", sans compter des "événements extérieurs", comme la mort par électrocution d'un migrant en mai, et de multiples alertes aux colis suspects, ainsi que plusieurs arrachages de caténaires.

"Sur les autres lignes, les fluctuations sont moins fortes", explique Le Parisien. La ponctualité a baissé sur la N (Paris-Montparnasse), la R (Paris-Sud-Est) et la U (La Verrière-La Défense). Elle s'est améliorée sur la J (Saint-Lazare-Nord) et la P (Paris-Est) et reste stable sur la L (Paris-Saint-Lazare-Sud).

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